ARCHITECTURE FRANÇOISE, L iv. III. fp
pieces de mécanique Sc d'inventions curieuses j mais depuis environ 12 ans elles ôtòHfcont été transportées au cabinet du Jardin du Roi. La lettre H marque le grand es- toii 7 décalier,dont la construction est assez estimée, quoiqu en général la forme ert soitun peu pesante ; les vuides marqués I expriment les conduites pour la déchargedes eaux de la terrasse j & les portes M font des ouvertures pour faciliter le dé»gorgement de ces conduites*
On n’a point donné la distribution des autres plans de ce bâtiment, les pie-ces étant partout les mêmes Sc leurs usages étant peu differens de celles dont nousVenons de parler ; nous observerons seulement ici, que dans là construction décet édifice l'on n*a employé ni fer ni bois, que tdutes les pieces sont voûtéesavec une solidité immuable , Sc que l'apareil de chacune de ces voûtes est autantde chef-d*œuvres auffi bien que fart du trait § qui y a été poussé au plus haut degréde perfection. Ces qualités réunies rendent cet édifice très-recommandable, àcapable de triompher de la rigueur des tems j malgré fa situation dans un lieu assezélevé, Sc la négligence avec laquelle il semble être entretenu , íans pour cela avoirsouffert aucune altération depuis quatre vingt ans qu il est construit*
Elévation de t Observatoire du coté du Midi * Figure IL
L’utilité ayant été le principal objet de ce bâtiment, M. Perrault qui corinòissoit à fond les loix de la convenance, a bien senti qu'ii n’étoit pas nécessairede chercher à orner la décoration exteríeure des façades de cet édifice, Sc s’estdédommagé de cette partie de f Architecture par ía simplicité , par la íimétrie Sc làbeauté de l’apareil. Ces qualités font bien plus convenables ici que la magnificencequ’ii a sçû répandre avec tant de succès dans la façade du péristyle du Louvre ,qu’ii venoit de bâtir deux ans auparavant, Sc dans f édification de son arc de triom-phe du Throrte, dont il a donné les desseins dans le tems que l’on Construifoitle monument dont nous parlons* Il a senti que le lieu des observations étant aupremier étage , des croisées fort élevées étoient nécessaires à f usage de ce bâtiment :
Î 'our cela il a élevé cette partie superieure sur une eípece de soubassement, donta destination particulière n’exigeoit pas des ouvertures considérables. Toutes lescroisées de cette façade sont en plein ceintre, celles du rez-de-chaussée sont àimpostes enfermées dans des renfoncemens auffi en plein ceintre, dont la lar-geur égale fouverture réelle des croisées du premier étage, ces dernieres fontornées de bandeaux au lieu d’archivoltes Sc d’impostes. Nous avons dit ailleursque les bandeaux ne convenoient pas aux ouvertures en plein-ceintre, certaine-ment il est mieux d’éviter ce genre de décoration, mais nous ne pouvons nousrefuser au sentiment de f Auteur, qui sans doute a restechi, premierement que desimpostes Sc des archivoltes auroient trop enrichi cette ordonnance ; en second lieu,que l’usage des croisées bombées ou quarrées n’auroit peut-être pas tant procuréde majesté à ce monument qui devoit se ressentir, malgré fa simplicité, d’une Ar-chitecture grave, reguliere Sc imposante, Cfest pour cette raison que Perrault a évi-té auffi les refends & les bossages dans cette décoration, quoiqu’iis fussent trèsen usage de son tems, ayant prévu que cette richesse Toscane n’étoit pas du res-sort d’un édifice qui ne doit paroître que solide, Sc consequemment dépouillé demembres d’Architecture rustique.
Ces deux étages font divisés par un plinthe au-dessus du soubassement, & pouréviter la maigreur ordinaire à un membre de cette espece, Perrault a cherche ànourrir ce plinthe par f appui des croisées du premier étage , qu’ii a rendu conti-nu dans tout le pourtour de son bâtiment, de maniéré que cette partie se trouveornée, sans trop de pesanteur Sc fans une richesse trop indiscrète. La partie su-perieure de cet édifice est couronnée d’un entablement régulier ? du quart de iâ