ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. 111. fì
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nemens, Sc Ton ne peut applaudir à la forme des vitraux de cette voûte qui font AbtàVê àd’une forme trop écraséé, ainsi que nous savons déja observé en parlant des façâ-des extérieures de ce monument. On auroit pû corriger lá forme de ces cròiílesen les tenant plus étroites Sc en les élevant davantage dans lá hauteur de là voû-te f ce qui auroit autorisé à mettre moins d’ornemens dans cette derniere, Le sou-cie qui reçoit les retombées de cette voûte est trop peu élevé, Sc quoique fortait supprimé la plus grande partie de la cimaise supérieure de la còrniche dé fen-tablement Corinthien, à peine apperçolt-on la hauteur de ce socle que fort de-Vroit toujours tenir d'une élévation proportionnée art point de distance pris déf’un des côtés de la nef, y compris la faillie de lá corniche entieréi 11 feroitcependant à propos, autant qu il est possible, de ne jamais supprimer ce membrédans un entablement régulier, malgré les exemples qu'o n en volt dans fintérîeufde nos édifices sacrés, & si le peu de diamètre d'une Eglise ne permet pas toutela saillie de cette cimaise, du moins est-il plus convenable de rendre le profilde cette derniere plus cartuis, ainsi qu’on fa observé dans f Eglise des Carmes dé-chaussés près le Luxembourg, dont f ordonnance, quoique d'une Architecture assieámédiocre en général- ne laisse pas que d'ctre composee de quelques parties assgziestimables.
Les arcades de cette nef peuvent être regardées comme autant de chef-d’oeu-vres, tant par la beauté des profils de leurs impostes, que par lá proportion déleurs piédroits Sc de leurs aiettes, aussi bien que par lá sculpture qui couronnéleurs archivoltes, Sc qui fe trouvant enfermée dans des niches quarrées , présenteFaísembiage d’uiì tout si satisfaisant qu'on n'en íçauroit trop recommander f Imi-tation dans quelque genre F Architecture qué ce puiíse être.
Dans chacune de ces arcades font exprimées les croisées extérieures qui éclai-rent chacune des Chapelles qu’elles contiennent; au-dessous de ces croisées dé-voient être placés les coffres d'Autel qu'on remarque ici, mais leur exécution áété suspendue juíqrta présent. A f extrémité de cette nef- du côté de f entrée, estexprimée íâ coupé du frontispice marquée H ; la partie I offre le revêtissemenëd'un des murs de la principale cour, dont nous avons déja parlé, Planche III*
Coupe & profil de t Eglise Ù* du Monafiere du Val-de - Grâce,,
Planche VI*
Cette Côupe, élevée fur la ligne I K, Planche premiere - indique le dévelop-pement intérieur du dôme de l’Eglise marqué B , celui dtì chœur des ReligieusesC, de leur avant-choeur D - du clocher E, du grand escalier F, du cloître G Scdes bâtimens de Pinfirmeríe marqués H.
La lettre A indique l’íntérieur de la Chapelle de Ste. Anne , où font déposésles cœurs de la Famille Royale, Sc dans laquelle est élevé le lit de parade doncnous avons parié page 6z. Au-devant de la grande arcade Sc en face de celle déf entrée du dôme fe volt le grand Autel élevé se r les desseins de Gabriel le Duc ;cet Autel est composé de six colonnes torses d’Ordre Composite , de marbre déBarbançon - élevées ser des piédestaux auffi de marbre. Ces colonnes sent en-richies d’ornemens en spirale d’une belle exécution, les bases Sc les chapiteauxsent dorés ainsi que ces órnemens, Au-dessus de ces colonnes régné un entable-ment portant urt baldaquin formé de six grandes courbes terminées par un amor-tissement ; ser chaque colonne font des anges portant n ri encensoir, au pied deí-quels sent des festons qui marquent la forme du plan de cet amortissement, cesfestons sont enrichis de génies portant des legendes fur lesquelles sont écrits desVersets du Gíoria in excelfis Deo.
Sur le coffre d’Autel placé fous ce baldaquin, s’éleve un groupe de figures
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