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: <CoTl e'ï^e tî.'S«rteisne,
fg ARCHÏTECTURE FRANÇOISE, Liv. III.
■Elévation da Portail da coté de la Place de Sorbonne. Planche II.
s Ce frontispice est décoré de deux Ordres d’Architecture, P u-n Corinthien Sc■l’autre Composite (d) élevés P un fur P autre ; Pavant-corps du milieu, au rez-de-chaussée, est: formé par des colonnes, & tout le reste de l’ordonnance par des pilas-tres. On a observé, pour les dimensions générales de ce frontispice, de lui donnermutant de hauteur que de largeur plus un vingt-quatriéme , à compter du sommet dufronton jusques au fol du pavé. La largeur de Pavant-corps égaie la moitié de toute-celle de Pédifice , Sc la hauteur de P Ordre supérieur est à celle de POrdre de des-sous comme 19 est à 20, c'est-à-dire qu'il a un module de moins ; proportionasiez universellement approuvée par les plus grands Architectes. Les entablemensde ces Ordres ont entre le quart A le cinquième , félon le syitéme de Scamozzi;te piédestal du fécond Ordre, qui sert de balustrade au premier, a de hauteur letiers de la colonne d'en bas, y compris un socle au-dessus de fa corniche, en for-me de congé. Çe socle pratiqué ainsi réduit ce piédestal en apparence un peu au-deiTous du tiers de POrdre supérieur Sc est placé pour exhausser les bases des pi-lastres, asin que du point de distance la faillie de ce piédestal ne les masque pas,cette balustrade étant à plomb du fust des colonnes de dessous. Comme elle setrouve un peu élevée, les balustres qui íéroient devenus trop hauts sont posésfur un petit piédestal, asin qu’ils ne surpassent pas en hauteur le diamètre de la colon-ne. lin’y a point de balustres au-dessus du grand entrecolonnement, dans le dessein,de ménager une place pour Pinscription suivante.
DEO O P T. MAX.
ARMANDUS CARDIN ALIS DE RICHELIEU.
Ces balustres ont fans doute aussi été supprimés dans la crainte qu’on n’apperçut parleurs intervalles la baye de Parcade en plein ceintre qui est au-dessus , dont la formedéja trop élégante auroit paru beaucoup trop élevée. Cette considération auroit dû dé-terminer à íe passer tout à fait de balustres dans cette ordonnance, un appui continuauroit eu plus de succès, non-íèulement à cause que ces balustres se remarquent ici entrop petite quantité, mais aussi parce qu ayant été supprimé dans le grand entrecolon-nement, quoique décoré déportés qui représentent un vuide, il étoit inutile d’affecterceuH qui se voyentsur les petits entrecolonnemens qui ne sont décorés que de niches,ne devant en général employer les balustres qu’à plomb de quelque corps d'Archi-tecture percé à jour par des portes ou des croisées. Voyez ce que nous avons dit con-cernant les balustrades dans Plntroduction , au commencement du premier volumepage 90 Sc suivantes.
Les colonnes de cet avant-corps sont distribuées par accouplement, par deux pe-tits entrecolonnemens de quatre modules Sc par un grand entrecolonnement deneuf modules. Cette disposition est assez agréable, mais ces espacemens qui n’ont pasun rapport direct entr’eux ont occasionné des différences assez considérables dansles intervalles des modillons Sc ont causé une irrégularité sensible dans ces or-ne mens , ce qu’ìl faut éviter autant qu'il est possible. Il est vrai qu'en général, se-lon le sentiment des plus grands Architectes, les accessoires dans une ordonnancede quelque importance doivent ceder à la dimension totale d'un édifice , mais aumoins saut il prendre garde que ces irrégularités ne nuisent à la simétrie, autrementon les doit ranger au nombre des licences à. éviter, bien loin quelles puissent jamaispasser pour des autorités.
( d ) Sur ce dessein l’on a exprime deux Ordres Co- piteau , l’on a cru qu’il íuffiíòit seulement d’en avertir ici,rinthiens, mais comme ces Planches etoient anciennement îa grandeur de l’échelle n’ayant pas permis d’ailleurs d’ygravées, Sc que ces Ordres ne diffèrent que dans leur cha- observer une différence affez sensible.