ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. III, 79
Les petits entrecoionnemens , tant au rez-de-chaussée qssau premier étage, font colleradécorés de niches dans lesquelles font des statues de marbre blanc sculptées par Lsà»?,Guillain ; ces figures 8 c les niches font trop petites par rapport à la grandeur desOrdres. Ce défaut est occasionné par le peu d’eípace des petits entrecoionne-mens , ce qui aurok dû déterminer i’Architecte à préférer des tables à ce genrede décoration , devant regarder comme n n abus réintroduire des parties qui nepeuvent avoir aucun rapport avec les masses principales. D’aiileurs au-dessous 8 c,au-dessus de ces niches íont pratiqués de petits paneaux, qui avec fimposte, f as-tragale , Sc les retraites continues, divisent cette hauteur par des lignes horifonta-les qui ne peuvent aller avec la hauteur des Ordres qui doit dominer dans toutesles occasions où on les employé , leur ordonnance devant donner le ton à f Archi-tecture qui les accompagne.
Dans le grand entrecoíonnement du rez de-chaussée est une porte à plate-bandedroite couronnée d'un fronton. Cette porte paroît trop petite pour f entrée de ceTemple, Tailleurs ía forme semble être plus convenable à une croisée, Sc pour cetteraison elle aurok dû occuper le grand entrecoíonnement de f Ordre supérieur, f élé-gance de farcade en plein ceintre étant plus convenable à f Ordre Corinthienqssau Composite, parce que ce dernier doit être considéré, selon le sentiment deScamozzi, comme moyen entre la proportion Ionique 8 c Corinthienne. Il y a lieu decroire que la forme des ouvertures paroissoit indifférente à la plupart des Architectesdu dernier siecle, puisque son remarque qu’iis empioyoient indistinctement de petitesportes dans des grands édifices, aussi bien que des croisées où des portes auroiencété plus convenables, 8 c qssils n’ont pas été plus scrupuleux d’employer de grands,trumeaux, des claveaux, & des piédroits inconsidérément,íàns avoir égard si ces par-ties pouvaient aller ensemble, si elles se pénétroient, ou si elles étoient masquéespar les colonnes placées devant. Il semble même que toute leur attention confis-toit à élever des Ordres assez réguliers & dont la grandeur pût en imposer, 8 cqu’ils négligeoient toutes les autres parties du bâtiment, comme devant ceder à leurordonnance : d’où il est arrivé que les Architectes qui font venus après eux les oncimités, & ont transmis juíqssà nous ce goût d’indépendance qui se remarque actuel-lement dans notre maniéré de bâtir en France.
Dans les arrieres-corps de ce portail, qui ne contiennent qssun seul Ordre , seinedes croisées dùine assez heureuse proportion étant considérées à part 8 c non avec lalegereté de FOrdre Corinthien, mais dont néanmoins les membres d’Architecturequi les accompagnent font de fort bon goût : nous en donnerons ie dessein dansle septième Volume, avec plusieurs autres parties dans ce genre puisées dans nosplus beaux édifices. Au-dessus de ces arrieres-corps font des consoles qui ferventd’arc-boutans à la partie supérieure de ce portail, à f extrémité inférieure deíquei-les font des statues qui couronnent les bas-côtés de ce même portail,
A la gauche de ce monument on a exprimé le profil du porche qui donne entréede îa cour du Collège dans cette Eglise , quoique pris géométrale ment on ne puissefappercevoir à cause des bâtimens marqués C dans la Planche premiere, maison les a supposé ici démolis pòur donner une idée de Penfemhle de tout cet édi-fice , raison pour laquelle on a auísi exprimé au-dessus de ce portail la décorationextérieure de la coupole de f Eglise, quoique sur un plan asièz reculé; nous en par-lerons en expliquant la Planche suivante.
Façade latérale de l’EgliJè de Sorbonne du côté de la grande cour du Collège
Planche III.
Cette façade forme i’un des petits côtés de la cour de la maiíbn de Sorbonne,qui ( ainsi que nous Pavons remarqué ) a de largeur 14 toises 2 pieds, fur 37 de