ì ARCHITECTURE FRANÇOISE , Lív. III. __
^oUeaede' pEre. Au reste ii faut f savoir que suivant i’usage de la primitive Eglise où le peu"Sôrbonne. pie .s’unissoit au Clergé seulement en esprit Sc non de vive voix, l’on affectoitpour plus de recueillement peu d’ouvertures aux murailles des Temples, ainsiqu’ôn le remarque dans tous ceux de/ITtalie Sc même dans les Eglises bâties enTrance au commencement du dernier siécle. Sans doute que le Mercier a affectécette obscurité à la Sorbonne, tant à cause que de son tems on fui volt encore enquelque forte l’ancien usage, que paree qu ayant érigé cet édifice pour servir desépulture à son fondateur, Sc qu’étant destiné, à des offices particuliers Sc non pu-blics, ii a conçu que peu de lumière dans un pareil vaisseau étoit plus conve-
■ fiable. Quoiqu il en soit, il semble , loríqu’un édifice est susceptible d’uríe ordon-nance' somptueuse, qu’à raison de cette magnificence on doit chercher à y répan-dre une lumière relative à la beauté des orne mens dont ori enrichit son intérieur:autrement c’est priver le spectateur d’un coup d’œii qui ne peut lui devenir inté-
■ Testant que lorsqu il en peut appercevoir les parties pour pouvoir ensuite les com-parer: avec la masse générale.
"Tout le dedans de cette Eglise est décoré dans son pourtour d’un Ordre de pi-lastres Corinthiens qui s’éleve de defins le foliée qui n’a ni piédestal ni socle,ainsi qu’on le pratiquoit assez ordinairement dans le dedans des anciens Temples.Tes modernes en ont usé différemment ., Sc Tes ont toujours élevé fur une retraiteprincipalement dans nos Eglises Paroiíïìaiíes , dans fintention que le peuple nemasqué pas :1a hauteur réelle de leurs proportions, &’ que le spectateur quiveut contempler Tordonnance, Sc dont Fœil est toujours plus élevé que la baie,île soit pas obligé d'en considérer en deux tems la hauteur^qu’on ne peut-apper-cevoir d’un seul coup d’œii quand le pied de i’Ordre est au-dessous du point dovue, íur-tout lorsque dans: l’intérieur d’un édifice le. point de distance est bornéà un petit eípace. '
Dans les grands entre-pilastres font placés deux rangs de niches f une íùr i’autre,ce qui nuit beaucoup à la majesté de í’O'rdre , ces intervalles se trouvant composés-de petites parties qui produisent des cavités que des surfaces lisses auroient rendues-beaucoup plus agréables. On a même affecté un troisième rang de niches dans lavoûte, entre les arcs doubieaux, quiparoissent encore plus défectueuses, leur cul defour Sc une partie de leurs piédroits se trouvant inclinés par la courbure de la voû-te , de maniéré que les statues qui font dans ces niches paraissent ne pouvoir fëtenir debout. Hon-seulement ces niches ainsi placées les unes au-dessus des autresfont un mauvais effet, mais >elles font trop petites Sc ne peuvent contenir des fi-gures en proportion avec les pilastres, ce qui rend cette richesse mal entendue Scpeu propre à" être imitée.
Sur cette même Planche on yoit le plan de la coupole où font exprimés exté-rieurement les contreforts, la disposition des croisées & la distribution intérieuredes-pilastres Corinthiens qui ornent ce dôme.
Coupe sur ld longueur de 1*Eglise de Sorbonne . Planche V-
Ta décoration Intérieure de cette coupe est k même que la précédente, Scelle n’en diffère que paree qu’elle est priíe fur la longueur de l’Egliíé, de manie-tfi que -l’on volt. ie profil du principal portail A du côté de la place ,-la nef B;, le-fond de k croisée C , le chœur D & le profil du maître-autel E. Derrière le prin-cipal portail A, (k) dans l’intérieur de ce monument, on a oublié de marquer leprofil du porche exprimé dans le plan; au-desiùs de ce porche, qui est de mé-
(k) Cette porte ne s’ouvre jamais que: le jour de Ste. & lors de la mort de quelque Docteur de la Maison de 1Ursule, 21 Octobre 9 le jour de l’octaVe de la Fête-Dieu, Sorbonne.