ARCHITECTURE FRANÇOISE, L i y. III. 8r
une plate-forme soutenant un balcon de fer, Sç une lanterne couverte & revêtue câ^sde métal aussi doré. Au pied Sc dans les quatre angles de ce dôme, sor le mas- Sorbonfteîsis de l’Eglise, s’éievent extérieurement quatre campanilles en forme de lanternesoù font pratiqués des escaliers pour monter à cette coupole, â qui servent àRaccompagner en dehors fans nuire à la forme piramidale de tout ce monumentqui a de hauteur hors œuvre, y compris la croix, 26 toises.
Coupe fur la largeur , prise dans la croisée de f Eglise de Sorbonne. Planche IV.
La hauteur de l’intérieur de cette Eglise depuis le dessus du pavé jusques des-sous la clef de la premiere voûte est de 17 toiles 3 pieds d pouces, fur 12 toiles2 pieds de largeur vers le fol. La coupole qui commence au-dessus des panaches a6toises 2 pieds 3 pouces de diamètre , Sc est élevée du rez-de-chaussée de 8 toises 3pieds, de maniéré que la hauteur du dôme est égaie environ à la hauteur desgrands arcs fous clef qui retiennent les panaches, Sc que la largeur totale de lacroisée de cette Eglise est environ du double de celle de la coupole (7), ainsique nous savons dé j a observé en parlant du plan de ce monument, Planche pre-miere.
Au fond du chœur s’éíeve le maître Autel qui est du dessein de Charles le Brunjil est décoré de six colonnes Corinthiennes dont les fusts font de marbre de ran-ce , Sc dont les chapiteaux Sc les bases font de bronze doré d’or moulu. Sur lesdeux colonnes du milieu s’éleve un fronton couronné de deux Anges sculptés parArcis Sc par Vancleve ; entre les deux colonnes qui font en retour font placéesdeux figures de marbre , sune de Le Comte , sautre de Cadene. Le maître Autel dontnous parlons n’est point celui qu’on remarque ici, mais c’est le projet de le Mer-cier auquel le Brun a fait des changemens assez considérables, car à la place dela voussure de la croisée Sc de sAttique qui couronne ce rétabie il a préféré unesurface droite sur laquelle est peint un grand sujet par Verdter son neveu, cequi fait un bien meilleur effet que la division de tant de petites parties. Au-dessusdu coffre d’Autel s’éleve fur un fond de marbre noir un Crucifix de marbre blancqui est un des chef-d’œuvres de François Anguiere.
Les quatre panaches qui portent le dôme sent ornés de médaillons contenantautant de tableaux soutenus par des écussons qui représentent les armes du Car-dinal fondateur de cette Eglise ; le dôme qui est porté sur ces panaches est dé-coré de 16 pilastres Corinthiens accouplés deux à deux, Sc de huit croisées cou-ronnées d’un entablement qui reçoit la retombée de la premiere voûte, laquelleest ornée d’arcs doubleaux chargés de rosaces ; leurs intervalles sont enrichis decompartimens de sculpture dont les principaux panneaux ont été peints par Phi-lippe Champagne. Au-dessus de cette coupole est une lanterne intérieure dont leplafond est aussi peint ; mais comme cette lanterne ne tire des jours que du de-dans de la charpente , elle est fort obscure, de sorte que cette peinture n’estpas apperçue d’en bas, Sc qu’en général on distingue à peine celle des compar-timens de la coupole, les croisées de dessous étant en abajour Sc d’une ouver-ture peu propre à répandre une lumière suffisante pour éclairer ces sortes d’ou-Vrages. Nous avons remarqué plus haut qu’en général ce monument étoit sombreSc qu’il tiroit peu de jour des murs de lace. Comme cette partie du milieu estaussi très peu éclairée, c’est ce qui contribue fans doute à donner à l’intérieur dece Temple l’air de tristesse dont nous avons parlé au commencement de ce Cha-
se Coupole ou coupe, de l’Italien cupola , signifie lapartie convexe d’une voûte sphérique,ornée le plus souventPar des arcs doubleaux & par des compartimens enrichistableaux, tels que celle dont no.us parlons, celle des
Tome II,
Invalides, & c: ou seulement décorée d’un grand sujet depeinture à fresque , telle que celle du Val-de-Grace à Pa-ris , celle du dôme de Parme, celle de Saint Andréd dia Valle , à Rome , &c.
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