i!:!l
ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. IIL
pureté, ont faìt leurs membres , leurs moulures, & même leurs ornemens d*unelre P deSu aridité & d’unessecheresse à peine tolerables dans la décoration intérieure, laquelleCome, n’exige jamais cette grande maniéré , cette fierté, Sc ce caractère mâle qui doit pré-sider dans l’ordonnance extérieure d’un édifice tel qu il puiíTe être.
Au-dessus de l’arcade du milieu de ce bâtiment , au rez-de-chaussée, eít une inssjcription latine en ces termes.
Schola Régi a Chirurgorum.
De chaque côté de cette arcade est placée une croisée , sur chacune desquelies estàe inscription, l'une latine l'autre Françoise, de même signification.
Ajoupe profil des bdtimens de P Académie Royale de Chirurgie de Saint Corne »
Planche IV.
Cette Planche montre le développement intérieur des deux corps de bâtimentAont nous venons de parler, lesquels font séparés par la cour B ; la partie marquée Aoffre les dedans de l’Amphithéâtre , celle C indique le bâtiment où se tiennentles assemblées. Dans la coupe À son a exprimé les gradins E destinés pour lesétudians ,ia table F, & les sieges G où se placent les Officiers en charge, Sec. Lalettre H marque les piédroits intérieurs qui portent la voûte de charpente, quenous avons dit être de forme circulaire fur un plan octogonal. Nous observeronsseulement ici q u’à la place de ces piédroits, l’on auroit pu introduire des colon-nes isolées fur le fust supérieur desquelies cette voûte auroit été portée, de ma-niéré que cet Amphithéâtre, fans changer de diamètre, auroit été terminé dans fapartie superieure par une calotte qui ayant eu moins de capacité auroit donnéune forme plus élégante à l’intérieur de cet édifice. Au reste fous le nom d’éíegan-ce je n entends pas parler de l’ordonnance, n’étant pas ici ie cas d’employer uneArchitecture legere , un Ordre Toscan ou Dorique composé eut íuffi : de la simpli-cité dans les plans, peu d’ornemens mais de choix, c’est tout ce qu il convient dansles édifices publics de cette espece. Néanmoins dette retenue ne doit pas dispen-ser de faire usage des formes ingénieuses, dont les masses, prises en général, con-courent à donner au total une dimension capable de plaire par ses proportions.Souvent faute de bien définir ces différentes expressions, la plupart des hommes quiont peu d’expérience ou qui n’ont qu’une legere théorie , tombent dans une erreurinévitable à cet égard, parce que croyant composer du simple ils sont du lourd,ils substituent le matériel au solide , Sc presque toujours ils préfèrent le colifichetau délicat: ou bien, ce qui est encore plus dangereux , ces parties se trouvent réu-nies dans un même édifice, dans une même piece , ou enfin dans une ordonnan-ce qui n’exigeoit aucune de ces parties. Cette inadvertance ne provient ^que du dé-faut de la convenance dont nous avons tant de fois recommandé l’usage, en dé-montrant qu’il n’est point de bâtimens auxquels on ne puisse , donner de l’élegan-ce, à prendre depuis les orangeries, les grottes, les fontaines &c : de même qu’il n’estpoint d’édifices où la legereté soit autorisée, tels que les maisons de plaisance ,îa décoration intérieure des apartemens en général, celle des théâtres, des fêtespubliques &c , dans lesquels on ne puisse répandre un certain air de soliditévraisemblable , Sc sans lequel l’esprit du spectateur n’est pas satisfait.
La lettre P marque la niche au-devant de laquelle on a posé le buste de M. dela Peyronie ; la lettre I marque l’entrée de cet Amphithéâtre pour les ProfesseursSc les Etrangers, au-dessus de laquelle continue l’extrémité supérieure des gradinsde cet Amphithéâtre jusques à la hauteur de l’imposte de la porte seulement. Lalettre K exprime les yeux de bœuf placés dans l’Attique extérieur Sc dont nousavons parlé, Planche III. figure II.
La
1 ).
ïlfHí!
jZíïs. /y. -ÏV-A