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2 (1752) La Description des principaux Edifices du Quartier du Luxembourg, avec ceux de la Cité, du Quartier St.Antoine & du Marais
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ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. IV.

lor

trouves.

C H A P I T R E I I.

Description du Bâtiment de ïHôpital des Enfans Trouve's 9 fitud dans

la Cite' près de la Cathédrale de Paris .

L TîOPITAL dont nous allons parler fut dabord établi par une Déclara- sisophaiàdon 8c un Arrêt du Conseil dÉtat du Roi, vérifiée au Parlement le 18 Août EnsaïlS1670, pour servir dhospice ou dentrepôt à celui érigé au Faubourg St. Antoine ,

(s) qui dès Tan 1669 servoit à recevoir les enfans trouvés ; mais comme dans lafuite cet entrepôt sest trouvé trop peu considérable 8c distribue dune maniérépeu commode, 8c que dailleurs on avoit intention daggrandir & dembeilir liíïuede lEglise Métropolitaine de cette Capitale, en 1748 on érigea les bâtimens qui íevoyent aujourdhui, fur les desseins 8c fous la conduite de M. Boffrand , Architec-te du Roi, dont nous avons parlé dans le premier Volume , page 242. Nousdonnons ici non-seuiement les plans de ce qui a été déja élevé, mais encore ce quece projet comprendra dans fa totalité loríquil fera entierement achevé.

Plan général au rez-de-chaussée des nouveaux bâtimens de lHôpital des Enfans Trouvés ,avec une partie des dépendances projettées pour former une place devant laCathédrale & embellir íissue de ce monument. Planche premiere.

Nous venons de remarquer que lHôpital dont il est ici question nétoit quun aidede 1 celui du Faubourg 81 Antoine 3 conséquemment il na pas été nécessaire dérigerici un bâtiment dune grande étendue, mais seulement un plus commode que T an-cien 8c dune grandeur proportionnée au dépôt des Enfans trouvés quil doit con-tenir, pour ensuite être envoyés à leur destination. Cependant comme en élevantcet édifice on a eu pour objet dembellîr 8c daggrandir la place du Parvis NotreDame, M. Boffrand a prouvé par le projet général de ce plan, quil fçavoit don-?ner de la grandeur 8c de la majesté à tous les ouvrages publics qui lui étoientconfiés, 8c singulièrement dans cet Hôpital, malgré la petitesse de leípace ilíè trouve renfermé. Or comme ce bâtiment devoir servir dissue 8c daccompagne-ment à un des plus grands monumens Gothiques que nous ayons en France, ilétoit nécessaire dopposer a cet ouvrage colossal, un édifice qui par la grandeurdes parties qui le composent extérieurement, quoique dans un genre différent ,pût répondre à cette Métropolitaine & présenter un tout dont les masses ayentquelque rapport ensemble ; 8c cest pour cette raison quil a pratiqué une placede 30 toises de profondeur en face du portail de Notre-Dame. Cette place, quel-que peu spacieuse quelie paroisse, na cependant pas être plus grande, ayant

(á) On a observé long-tems à Paris les anciennes coutu-mes du Royaume à légard des enfans trouvés , cest-à-di-re que les Seigneurs Haut-Justiciers de la Ville & Fau-bourgs de Paris fourniffoient chacun une certaine sommepour la subsistance & lentretien de ces Enfans ; maiscomme le nombre en augmentoit tous les jours, LouisXIII leur assigna un revenu fixe , fie Louis XIV, a sonexemple,en fit autant en 1 6 44. Bans la fuite le Parlementjugea àpropos pour subvenir aux frais considérables de cettedépense,.de convertir la subsistance que lesHaut-Justiciersétoient obligés de donner pour ces enfans en une sommeannuelle, payable de quartier en quartier, ès mains du Re-ceveur desdits Enfans trouvés, ce qui fut confirmé par unArrêt du Conseil dEtat du Roi rendu le 20 Novembre1668. La même déclaration unit lHôpital des Enfanstrouvés à lHôpital Général ; & S. M. ayant supprimé parIon Edit du mois de Novembre 1676, la Confrairie de la

Tome IL

Passion, ( dont nous avons parlé dans ce Volume , page14. note a ), unit ses revenus à lHôpital Général pourêtre employés à la nourriture & à lentretien des Enfanstrouvés.

En 1 y p 2, ces Enfans étoient portés à lHôpital de laTrinité, ils y furent soignés jufquen 15-70 quils furenttransportés au Port St. Landry dans deux maisons que leChapitre de Paris offrit à cet effet : mais dans la fuite cesdeux maisons ne suffisant pas , la Reine Anne dAutri-che donna le Château de Bicêtre , dont Pair se trouvanttrop subtil, on sut obligé de ramener ces Enfans a Parisau Faubourg S. Denys , jufquà ce quenfin on leur achetaune maison & un grand emplacement au Faubourg S. An-toine, lon bâtit une Eglise dont la Reine Marie-The-rese cTAutriche posa la premiere pierre, & dans le memetems lon acheta pour ces Enfans le terrain de PHopitaldont nous donnons ici la description.

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