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ARCHITECTURE FRANÇO I S E, L iv. IV. r§r
est assez agréable, considérée séparément, mais qui ne réussie pas avec la forme ^des arcades surbaissées du rez-de-chaussée, sur-tout ayant pour fond, au premier soucie»étage, les trumeaux dont nous avons blâmé la pesanteur trop considérable.
Nous finirons nos observations fiir cette façade , en remarquant que le com-ble qui la couronne est ici hors d’œuvre : non - feulement il ssest d’aucunêutilité pour f usage intérieur du bâtiment, mais fa trop grande élévation sembleaffaisser ï ordonnance de dessous. La balustrade qui couronne cet édifice auroitíuffi pour lui servir d’amortissement, & ce comble qui fort de couverture à toutle bâtiment dont nous parlons, & dont les distributions générales se trouvent com-prises entre deux murs de face , auroit été suffisant réduit au tiers. Alors n’ayancpas été apperçû, cet Hôtel auroit paru couvert par une terrasse, Ôc cette appa-rence de couverture est préférable, dans une maison d’ìmportance , à ia hauteurdémesurée des combles , dont nos Architectes François du dernier fie de & ceux
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du commencement de celui-ci ont fait parade dans leurs édifices, fans autre né-cessité réelle que l'opinion dans laquelle ils étoient que ces couvertures ainsiélevées étoient un genre de beauté.
Coupe Ò* élévation de la colonnade de ï Hôtel de Soubise , vue sur la profondeur de la grande
cour. Planche VI.
Nous avons déja remarqué 3 en décrivant la Planche I, que la colonnade dontnous parlons étoit composée de chaque côté de la cour de treize entrccolonne-mens, & que les colonnes étoient accouplées deux à deux. Nous ajouterons icique fiir ces colonnes régné un entablement Composite régulier du quart de f Or-dre de dessous, lequel est terminé par une balustrade qui a la même hauteur. Cet-te balustrade sert d’appui à une terrasse pratiquée fur tout le pourtour de cettecolonnade. Sur chaque accouplement de colonne sont des piédestaux, entre les-quels sont des travées de quinze balustres, fans q u’on ait observé d’aiete à côtédes piédestaux , à Pimitation des balustrades du Palais du Luxembourg. Cepen-dant nous avons reconnu ailleurs la nécessité de ces aíêtes , qui sont préférablesà des demi balustres. (Voyez ce que nous avons dit à ce sujet dans lTntroduc-tion, premier Volume , page 192. ) Il est vrai qu ici il n’y a point de demi balustre ;mais comme les travées sont considérables, c étoit une raison de plus pour intro-duire des aletes, quoique dans les grands entrecolonnemens de dessous il n’y aitpoint de piédroits, qui ordinairement les autorisent. Ces entrecolonnemens qui,appartiennent à l’Ordre Composite, auroient dû avoir une proportion plus élé-gante , soit en en mettant un de plus de chaque côté de cette colonnade , soiten évitant i’accouplement des colonnes, selon la méthode des anciens,pour mul-tiplier la quantité des entrecolonnemens. Ces colonnes sont élevées fiir un socleou retraite, dont la hauteur est inégale par la pente du pavé ; cette inégalité dehauteur donne une proportion plus convenable aux entrecolonnemens placés dansla portion circulaire, ôc principalement à celui du milieu qui sert de passage àla porte d’entrée. Cet entrecolonnement à la vérité ayant une largeur plus considé-rable que les précédens, avoit besoin de cette élévation, quoiquson puisse dire qu’ellen’est pas encore suffisante, en sorte que sa forme paroissant trop écrasée, elle deviencun défaut contraire à ^ordonnance Composite qui préside dans toute cette colonnade.Cette considération auroit dû déterminer, ou,comme nous venons de le dire, àaugmenter un entrecolonnement de chaque côté, ou à grouper les colonnes aulieu de ies accoupler, comme il semble qu on ait voulu le faire ici; ces colonnesaccouplées ayant plus d’intervalle dans cette colonnade, que dans celle qui dé-core la façade du principal corps de logis.
La partie A exprime 1 accouplement des colonnes vû de profil, avec le pilastreJomelL S f