Maisonde M.Doucre-mont.
4 ARCHITECTURE F R A N Ç O I S E , L i v. V.
relativement à la nécessité de mettre sous les yeux du Lecteur des bâtimens de touteespece,celui-ci n’estpas tout-à-saitdu genre de ceux que Ton doit rejetter; d’ailleursle parallèle qu on en peut faire avec le précédent, fera connoître sensiblement la dif-férence qu’il y a entre la maniéré de distribuer du dernier siecle , & les progrès quenos Architectes François ont fait depuis dans cette partie de T Architecture.
La Planche troisième montre dans un terrain assez peu spacieux deux corps de logisappartenant à deux differens Propriétaires, celui marqué C à M. Doutremont, Sc celuiI) à M elle . Rivet. Ces maisons font assujetties à une façade de bâtiment uniforme,ce qui s’est pû faire d’autant plus facilement qu’elies font situéés à l’encoignûrede deux mes qui en rendent les entrées plus particulières & plus commodes.
Tout le rez-de-chaussée est occupé par une cour commune Sc par deux corpsde logis. Le plus grand a une écurie pour quatre chevaux, deux remises, un grandescalier, une cuisine , une salle à manger, un garde manger , âc. Le petit est com-posé seulement d’un porche, d'un escalier, d’une cuisine , d’une salle à manger &d’un office.
La Planche quatrième représente dans chaque maison un appartement de Maî-tre. Ces appartemens font multipliés dans les étages supérieurs au nombre de trois Scd’un Attique,en comptant le rez-de-chaussée (cl) ; mais, comme nous venons de le re-marquer, ìL font fans commoditÓ! avantage qn^ notre distribution actuelle a fur celledu siecle précédent.
La Planche cinquième offre la décoration de la principale façade du côté de la rue,qui différé autant de notre maniéré de décorer aujourd’hui, que la distribution ancien-ne différé de la moderne. Cependant, si l’on en excepte le couronnement des Atti-ques , l'Ordre des pilastres, qui fait un trop petit avant-corps dans le milieu de cetteélévation, ’&l’air de pesanteur qui régné dans toute cette ordonnance,en saveur de lasimetrie, d’un certain caractère viril, & de la proportion de quelques parties plusheureusement conçues que celles dont nous venons de parler , cette compositionmérite quelque considération.
La Planche sixième présente la coupe prise dans les plans précédens fur la ligne AB,Sc le développement de i’escalier du corps de logis marqué C. On voit aussi danscette planche la coupe des remises, un logement pratiqué au-dessus, Sc l’élévation del’aîle de ce bâtiment en retour fur la cour, Sc dont l’ordonnance est la même que lespavillons de la façade du côté de la rue, dont on vient de faire mention.
(d) Nous remarquerons que dans ces Planches il y a qui ne nous ont pas paru assez importans pour en fairequelques legers changemens dans les distributions, mais mention ici.
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