8 ARCHITECTURE F R A N Ç O I S E, Li v, V.
Fontaine sédisicè doit être préservé des injures de Pair. Au contraire ici P Architecte a exhaussétns. nno ~ ce travail recherché fur un soubassement, pour le préserver sans doute de Papprochedu vulgaire ; mais il n a pas prévu que non-seulement ce soubassement, Tailleurs troplisse , par fa grande élévation, sert'contre toute idée de vraisemblance a éloigner dePœil du Spectateur cette merveille de Part, qui dans ce genre ne pèut compter derivale que la fontaine de la rue de Grenelle , dont nous avons parlé dans le premierVol. pag. 226. Chap. VIII. ......
Les arcades qui se remarquent ici, sont non-seulement trop grandes pour le dia-mètre de P Ordre qui préside à ce monument, mais semblent contraires à l’uíàge d’unbâtiment hydraulique , dont Penceinte doit être fermée, pour exprimer plus de solidi-té. Il ssen saut point douter , il est un caractère propre à chaque genre d’édisice, éta-bli par les loix de la convenance Sc les principes de la bonne Architecture. C’ést cettemarque distinctive qui feule a le droit de s’attirer Pestime des connoisseurs par Pidéeqsson doit se former naturellement d’un bâtiment sacré , public , ou particulier , cesdifferens édifices devant généralement annoncer par leur composition extérieure Pu-íàge auquel ils font destinés.
On ne peut disconvenir néanmoins qu'il n’y ait des beautés de détail dans le mo-nument dont nous parlons, mais on doit observer qu’il est semblable à cet égard àla plupart des édifices antiques , dont la perfection de l’exécution a attiré le suffragedu plus grand nombre. Prévenu par la richesse 8 c l’abondance des ornemens qu’ona remarqué dans ces édifices , on s’est déterminé à les admirer, fans entrerdans l’examen des rapports du tout aux parties 8 c des parties au tout. De-là il arrive
tous les jours que les admirateurs dp- t Jw.vii*ge entier
pour autorité ^-^rxpríísïQ ïaslïent ordinairement surprendre par une forte d’enchan-
tement qui les conduit à allier dans leurs productions des parties qui n’étant pas;faites pour aller ensemble , présentent une ordonnance peu satisfaisante. Ces inad-vertances n’arrìvent que trop souvent, quoique ces admirateurs cherchent, disent-íls, àpuiser leurs principes dans des exemples capables, à bien des égards, de former le goût;mais encore une fois ils se laiíïènt séduire par la totalité, íàns entrer dans l’eíprit des;régies de la convenance. G’est cependant cette derniere qui feule enseigne le choixdu caractère expressif qu’il est indispensable de donner à chaque bâtiment Sc fans le-quel on s’éloigne toujours dé la vrai-sembiance &de la bienséance : considérationsessentielles à observer néanmoins pour parvenir à l’excellence de son art.
La façade que nous donnons ici contient différentes inscriptions , celles qui fontplacées dans les trois petites tables au deíîus des impostes , auíïì-bien que dans deuxpareilles tables du côté de la rue S. Denis , font toutes les mêmes Sc conçues en çegtermes.
FONTIUM N Y M P H I S.
Dans une des tables du soubassement marquée C, on lit cette inscription ;
Quos duro cernis fimulatos marmore jìuélusHujus Nympha loci credidit ejje Juos.
Dans une pareille table, du côté de la rue S. Denis, est la même Inscription, Scaudeíïous est écrit:
1708.
DU REGNE DE LOUIS XIV.
Ce regard , un des plus beaux monumens de f antique, a été préparé pour contenir une plusgrande quantité dé eau , avec un récipient plus élevépouren donner aux quartiers les plus éloi-gnés de la Ville .
De la quatrième Prévôté de Mejfire Charles Boucher , Chevalier , Seigneur d’Orfày , £Í 7 V.
Cet