zr ARCHITECTURE FRANÇOISE,Liv. V.
Toufouse 6 l es a PP u * s du premier étage ; d’aiileurs ces ouvertures au premier étage ayant étéracourcies, pour leur conserver une proportion convenable , il en seroit résulté uneplus grande largeur au trumeau, ce qui auroit évité tous les défauts dont nous venonsde parier.
En générai les combles font trop élevés fur ce bâtiment, ils paraissent écraserl’édifice , qui étant simple, c’est-à-dire compris entre deux murs de face, exiged’autant moins de hauteur que dans une maison d’importance les greniers font inu-tiles , Sc même contraires à la convenance ; d’ailieurs l’exhaussement de ces com-bles ne sert qu à obscurcir la cour, qui occupant peu d’efpace, demandoit qu’on cou-vrit le corps-de-logis à l’Italienne, ou du moins par des combles très-peu élévés,ainsi qu’on l’a pratiqué fur les ailes de la cour. ( Voyez la Planche VI. )
A l’extrêmité de cette élévation , on voit en A la coupe de i’aîle du côtédu jardin, dans le rez-de-chaussée de laquelle on a pratiqué les appartemens dontnous avons déja parlé. Au-deííùs est fintérieur de la galierie , telle qu’elle étoitautrefois avant la nouvelle décoration qu’on y a faite en 1715), Sc que nous donne-rons dans le feptieme Volume.
Coupe du principal corps-de-logis de l’Hôtel de Toulouse , <£y élévation des ailes de bâtiment
du côté de la cour <Ùr du jardin. Planche VI.
La coupe marquée À est prise dans le plan ( Planche deuxieme, ) fur la ligneCD , elle présente la profondeur du principal corps-de-logis. L’on voit au rez-de-chaussée la piece fur les lambris de laquelle font distribués les portraits des Rois deFrance, Sc dont nous avons déja parlé : on n’en a point indiqué ici la décoration ,parce que toutes les Planches de cet Hôtel, ( à P exception de la premiere ) ont étégravées anciennement. Au reste comme cette coupe est petite , Sc l’ordonnance decette piece d’un dessein fort indifférent, ces changemens nous ont paru peu ìmpor-tans. La décoration intérieure de la piece du premier étage est telle qu’elle fe voitici. Au-deííùs est exprimé le développement du comble dont nous venons de re-marquer Pexcessive hauteur.
Le pavillon F fait partie du principal corps-de-logis, Sc simétrife avec son op-posé à gauche de la cour ; c’est ce dernier qui donne entrée à tout Pintérieur de cebâtiment, ce qui a fait fans doute préférer les arcades au rez-de-chauíïee, Sc qui auroitdû porter à les feindre dans les arriérés corps de la principale façade du côté de lacour. ( Voyez la Planche IV. ) Car, ainsi que nous Pavons déja observé , ce différentgenre d’ordonnance , fous un même entablement & dans un édifice de peu d’éten-due , produit de petites parties, dont la similitude répond imparfaitement à Pidéequ’on doit fe former de la demeure d’un grand Seigneur. En effet, en entrant parla porte D, le rayon visuel du Spectateur embrasiànt tout à la fois les ailes E, lespavillons F, & les arriérés corps G, (Voyez la Planche II. ) la diversité de leurordonnance, divisant les parties qui composent la décoration de ces façades, ap-porte de la confusion , Sc ôte à ce bâtiment un certain air de grandeur qu’un bonArchitecte doit toujours affecter, même dans les plus petites occasions qu’ii a d’exer-cer fes talens.
Les arcades du rez-de-chaussée de ces pavillons font trop peu élévées pour leurlargeur ; si d’un côté le caractère de soubassement qu’on a donné à cet étage , lesautorise, de Pautre, P expression Dorique, qui en détermine Pordonnance exi-geoit une proportion moins rustique ; car comment allier cette proportion racour-cie avec la richesses des trigliphes , lalégéreté des corps de 1 refend & la prodiga-lité des membres d’Architecture qui composent les impostes , les archivoltes ,les chambranles, Scc. ì Comment pouvoir enfin concilier la richesse des ornemens
des