Maison deM. d’Âr-gcnson,
Elévation du coté du jardin du Palais Royal. Planche XIII.
Cette élévation est composée d’un avant-corps & de deux arrieres-corps : lerez-de-chaussée est percé d’arcades en plein ceintre, ornées d’ârchivoltes Sc d’im-postes. Les claveaux font décorés de têtes en bas relief. Cet étage est couronné decorniches avec gorgerin & astragale, comme du côté dé la cour. Au-deílùs s’éléve unAttique décoré de pilastres dans l'avant-corps qui est surmonté d’une corniche Scd’un socle. Ce socle est orné de postes Sc de mufles de lion : il est aussi couronné de
vases à plomb de chaque pilastre.
Toutes les ouvertures de cet Attique font dé la même grandeur que celles dela façade précédente, Les arcades de dessous font mêrné un peu plus larges ; maiscomme elles font en plein ceintre, Sc que la hauteur est divisée par des impos-tes , les piédroits en paroissent moins sveltes , Sc composent un genre d’Architectureplus analogue à la destination du bâtiment.
Au pied de cette élévation est une terrasse bordée d’un balcon avec des rampes Scgrilles de fer qui défendent l’entrée de ce bâtiment du côté du jardin du Palais Royal.
Elévation d 3 une des ailes , Ù* coupe du principal corps de logis. Planche XIV.
Cette coupe est prisé dans le plan du rez-de-chaussée stir la ligne CD. Lalettre A indique le porche du côté de la rue, par lequel on communique au lo-gement du Suisse par i’efcalier marqué E y ( plan du rez-de-chaussée) ; ce logementest placé en entresol au-deíîus de la cuisine.
L’aîle B est décorée d’arcades en plein ceintre répétées daìis tout le pourtourde la cour, c’est à-dire , depuis un des pavillons du principal corps-de-logis juf-qu’à i’autre, la façade du côté de la cour étant décorée de portes bombées. Cesportes auroient dû aussi être en plein ceintre, alors les arcades auroient procuréune uniformité plus agréable dans tout le pourtour de ce bâtiment, dont l’en-ceinte étant peu spacieuse, avoir plus besoin qu aucune autre d’une ordonnanced’Architecture qui ne fut pas dissemblable.
La lettre C exprime le retour d’un des pavillons qui unis avec la façade ducôté de la cour v caractérisent le principal corps de logis de cet Hôtel. La coupeD , prise dans le milieu du rez-de-chaussée Sc du premier étage , montre l’intérieurde i’appartement. Dans le fol on voit la décoration d’un des côtés de la salle àmanger Sc celle du fallon, Sc dans le premier étage la décoration del’étage Atti-que, où. est exprimée i’inégalité de la hauteur des planchers de cet étage. Le folde la terraflè marquée E différé de six pieds Sc demi de celui du jardin du PalaisRoyal marqué F, où l'on descend par un escalier à deux rampes dont on voit leplan dans îa Planche X.
Nous finirons cette description en faisant remarquer la simplicité qui régné dansla décoration des façades de cet Hôtel, toujours préférable dans un édifice par-ticulier à la richesse des Ordres Sc à l’étalage des ornemens, qui semblent devoirêtre réservés pour les édifices publics, les monumens sacrés Sc les maisons Roya-les , maigre 1 opinion de ceux qui prétendent que la simplicité ne sert en géné-ral qu’à montrer la stérilité du genie de l’Architecte. Bien loin d’approuver cesystème, j ose au contraire avancer que l’Art consiste à faire estimer un bâtimentparles proportions de son Architecture, Sc non par la profusion de la Sculpturedont la prodigalité est inutile , Sc qui pour la plupart n’est employée que par demédiocres Artistes. Comme ils nefesentent, ni assez de génie, ni assez de connoissan-ce des véritables régies de l’Art pour s’attirer le suffrage des habiles gens, ils cher-chent à éblouir le vulgaire par des compositions captieuses & bizarres, au mépris dela noblesse des formes Sc des ioix de la convenance.
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