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3 (1754) La description des principaux Edifices des Quartiers Saint Denis, Montmartre, du Palais Royal & Saint Honoré
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ARCHITECTURE FRANÇOIS Ë , L i v. vJ

Flan da premier étage. Planche XE

ta grandeur du sallon dont nous venons de parler ayant èxïge une hauteur Maîr ® n A dede plancher plus considérable que les autres , l'on n’a pratiqué au-dessus qu’une genso» rpiece bastè, prise en partie dans la hauteur des combles } Sc qui sert de logementsubalterne. Les autres pieces de ce premier étage composent í’àppartement deMad me . Sc de M. le Marquis de Voyer , fils de M. d’Argenson, Sc Maréchal des campsSc armées du Roi, Directeur général de tous les haras du Royaume, Scc. Scc. C’estdans ces appartemens que l'on voit un cabinet de tableaux appartenant à M. deVoyer, qui font d'un choix exquis, Sc distribués avec un goût Sc une magnificen-ce quì accompagnent toujours les actions dc ce protecteur des beaux Arts. Cècabinet ouvert à la curiosité des Cònnoisseurs, n’est pas un des moindres de ceuxqui se voyent dans cette Capitale, dont nous avons dé j a parlé, Sc qui par la nom-breuse collection qu’ds renferment, justifient le goût des François, Sc nous atti-rent l’estime des étrangers, qui viennent puiser chez nous ce que l'aspect de tantde merveilles dans tous les genres peut leur indiquer de connoistànces dans lesArts.

Dans les ailes de la cour font distribués plusieurs bureaux, des chambres deDomestiques > un garde-meubie, à.

Elévation du coté de la cour. Planche XIÍ.

Cinq grandes portes croisées de forme bombée occupent la plus grande par-tie du rez-de-chaussée de cette façade. Ces ouvertures, peut-être un peu trop gran-des , laissent néanmoins la liberté d'entrer à son choix dahs toutes les pieces ducôté de la cour par un perron continu. Sans doute qu’on auroit pû entrer dans cebâtiment par les pavillons, mais comme ils font fort petits, l’issue des grands ap-partemens sembloit exiger un abord proportionné à leur destination. Cette con-sidération porte souvent à négliger en apparence quelque partie dé la décorationen faveur de la distribution des dedans, principalement lorsqu’on se trouve dans lecas d’ériger la demeure d’un grand Seigneur, dans un lieu trop resserré relative-ment à son emploi ou à son ministère. Je conviens qu il n’appartient qu’à un grandmaître de risquer de pareilles licences, parce qu'il íçait tbûjours donner à ce qu'ilfait l’empreinte d'un génie supérieur ; mais je ne me crois pas dispensé de les faireremarquer, dans la crainte qu’une personne moins habile ne prenne pour autoritégénérale ce qui ne peut s’appiiquer que dans des occasions particulières.

Au-destus de ces portes croisées régné une corniche accompagnée cí’un gorge-rin Sc d'un astragale. Cette corniche sépare cet étage d’avec l’Attique;, dont les lin-teaux supérieurs des croisées font encore bombés 6c ornés de claveaux. Ces croi-sées sont aussi d'une ouverture un peu considérable ; mais comme elles éclairentdes pieces d’une certaine profondeur Sc d’un assez grand diamètre , il sembléqu’il étoit nécessaire de la leur donner. Ce surcroit de considération fait voir qu’onne doit pas s’engâger légèrement à faire la critique d’un bâtiment pat son seul as-pect , quoiqu’on puisse avancer que le premier soin d’un Architecte doit être deconcilier Fél'egance Sc la proportion des façades , selon les loix de là décoration ,mais toujours relativement à la distribution des dedans.

Cet Attique est couronné d’une corniche simple, au-destus de laquelle est unsocle servant de cheneau > Sc qui reçoit les eaux des combles -, dont lâ hauteur estassez bien proportionnée à celle du bâtiment. Aux deux extrémités de cette faça-*de se voyent les coupes des deux ailes du côté de la cour - prises dans iè plan (Plan-che X. ) fur la ligne AB.

Terne HI. O