ARCHITECTURE F R A N Ç O ï S E, L i v-. V. ^
timens connus fous le nom de la Compagnie des }ndes Sc de la Bourse (p) , dont Bibìiosse-Tun a fa principale entrée dans la rue Neuve des Petits-Champs , l’autre dans la i ueduRd#rue Vivienne, parce que ces ! trois édifices appartiennent au Roi , Sc font liésde maniéré que nous avons crû faire plaisir de les rendre publics; d ailleurs laCompagnie des indes Sc la Bourse ont formé long-tems i’autre partie du Palais Ma-*zarin.
Ces deux derniers batimens,quant à leur distributioígfont dans le eas du précédentsc’est-à dire, que n’ayant pas été originairement érigés pour les usages auxqueis ilsfont dessinés aujourd’hui, il leur manque beaucoup de commodités , Sc ils ne pré-sentent que très-imparíaitement Ridée qu’on doit fe former de pareils édifices >dont l’objet principal est d'être spacieux, d’avoir de grandes cours aérées , Sc dontles batimens soient peu élevés, des issues aisées , des dégagemens , des magasins ,des bureaux, des galleries pour les différentes communications Sc pour le servicepublic , enfin une décoration extérieure qui annonce des monumens dignes dela Capitale qui les renferme. Nous remarquerons, à propos de ceux-ci, qu ilsemble qu’en France on n apporte pas assez d’attention à Pédification des batimenspublics. Presque tous ceux qui íe voyent à Paris méritent le même reproche *la Monnoie , le Grand Conseil, P Arsenal, PHôtel de Ville, nos Jurifdiélions, fontautant d’édifices à ériger à neuf Nous n avons point de bains publics, si utiles dansune grande ville, Sc si faciles à pratiquer à la saveur de la riviere qui passe au mi-lieu. Nos théâtres font petits, leurs iíîùes trop ferrées ; point dTïdpital pour lesmalades , quì soit situé d’une maniéré convenable ; point de greniers publics pourla provision d’une ville si peuplée : point de carrefours ; la plupart des rues tropétroites, aucune sévérité pour leur alignement, très-peu de belles fontaines, desmarchés mal percés, des halles, des ports la plupart fort négligés, un grenier àsel trop peu spacieux, nos écoles , nos Académies mal distribuées. Enfin , siTon excepte quelques Eglises, deux ou trois Places publiques, quelques grandsPalais, la promenade des Thuilleries, celle du Luxembourg, Sc un assez grand nom-bre d’Hôtels, cette Capitale, la rivale des plus grandes Sc des plus belles villesde l’Europe, ne fe manifeste guéres par la magnificence de fes monumens. D ail-leurs ceux qu elle renferme n’étant pas annoncés par des avenues directes qui enprefententle coup d’œil aux Etrangers, ils leur échappent en quelque forte, Sc fontprefqu’autant d’ëdîfices en pure perte pour qui n’est pas citoyen ; de maniéré quetoutes les Nations qui voyagent parmi nous, n’emportent le plus souvent qu uneîdée très-imparfaite de notre Architecture Sc de l’opulence de nos batimens.
Il est vrai qu on fe dispose à décorer cette grande Ville de plusieurs beaux
de parler du cabinet des estampes, de celui des médailles, íçavoir , M. F Abbé Jlary , Mrs. CreUllon & Ducios y'des globes, &c. ainsi nous finirons cette légére deícrip- M. l'Abbé de la Bleterie , &c. Les Interprètes des Lan-tion, en disant que c’est aujourd’hui M. Bìgnon , Maître gués Orientales font Mrs Armain , Fourmont , le Rouxdes Requêtes , de l’Acadëmie Françoise , & Honoraire de des Hauterayes , de Guignes, & Bernard. Pouf les Lan-celle des Inscriptions & Belles Lettres, Neveu de M.l'Ab- gués Allemande, Suédoise & Danoise,M. ICm poufbé Bignon, qui en est Bibliothécaire. les Langues Italienne & Espagnole, M. l’Abbé Blan~
II a sous lui plusieurs Sçavans chargés des différens dé- cheupartemens de cette Bibliothèque. Feu M. de Boze , l’un (&) On a pris foin dans cette planche de graver pafdes Quarante de l’Académie Françoise, & de celle des trois différentes tailles, les diverses distributions de cesInscriptions & Belles Lettres , avoit la Garde du cabinet batimens ; tout ce qui est rempli à deux tailles , compo-des médailles & des antiques; elle est aujourd’hui con- se les batimens au rez-de-chaussée de la Bibliothèque,fiée à M. l’Abbé Barthelemi , qui lui a succédé dans cette Tout ce qui est gravé à une feule taille , comprend lesplace. M. l’Abbé Sallier , Professeur Royal en Hébreu , bâtimens de la Compagnie des Indes, & tout ce qui n’estde l’Académie des Inscriptions & Belles-Lettres , l’un des rempli que par une taille très-legere, indique la disiri-Quarante de l’Académie Françoise, & M. Melot de l’A- bution du plan de la Bourse, non compris Ce que touSçadémie des Inscriptions & Belles Lettres, ont la garde ces differens genres de batimens contiennent au premierdes manuscrits & des livres imprimés. M. l’Abbé Joïy , otage, dont on n’a pas donne les distributions fur lacelle du cabinet des estampes , planches gravées, poin- Planche II, à l’exception du plan de la Bibliothèque, quiçons, matrices, caractères, papiers, &c. II y a de plus fait l’objet le plus intéressant de ce Chapitre,des personnes de Lettres attachées à cette Bibliothèque,
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