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ARCHITECTURE FRANÇOISE, E i v. V.
'Elévation du coté de la rue 0 Planche III.
Cette Planche nous donne la façade de cêt Hôtel, du côté de la rue de Ri- a#chelieu. C’est-là que se trouve placée la porte d’entrée ; l’ordonnance de cette LEoàporte est tout à fait à íèjetter. Un fronton circulaire soutenu par un corps d’Ar- ,ehitecture trop délié, de petites consoles, auffi inutiles que de mauvaise forme ■*enfin une ouverture à platte-bande, enfermée dans une porte en plein ceintre*accompagnée d’un bandeau fans proportion, composent la décoration de ce frontis-pice ; deíorte qu’il annonce plutôt Rentrée d’un Monastère, élevé dans un Bourg■à trente lieues de Paris , que l’Hôtei d’un grand Seigneur. § s
Elévation du principal corps - de - logis du coté de la couf-l
Planche IV, J — - -
Nous Centrerons pas dans un long détail fur la décoration de cette façade ; le peude proportion qu’on remarque entre ses masses Sc ses parties , son exécution négligée*le mauvais choix de ses profils, enfin une Architecture fans relief, fans goût, sanâgénie Sc fans invention , est la feule chose que nous puissions faire observer ici. Eneffet un petit Ordre Ionique placé sur un grand soubassement, Sc couronné d’un en-tablement mesquin, forment les parties essentielles dé cètte ordonnance. Que li-gnifie d’ailleurs la proportion élancée de l’avant-corps qui dispute de largeur aveèles arriere-corps , Sc qui étant terminé par un fronton triangulaire élevé fur unAttique - composé 5 un tout mal entendu ? Nous conviendrons cependant qusles croisées de l’Ordre Ionique font d’une assez Belle proportion> excepté cellesde l’avant-corps, qui sont mal imaginées, tant dans cet étage, qu au rez-de-chaus-sée , auffi-bien que dans l’Attique, à dont les grandeurs Sc lés formes diíferm*.blables présentent toujours un effet contraire aux régies de l’Art.
Lès pavillons dés extrémités de cette façade font encore moins tolérables tils ont un caractère de péíanteur dans les masses , qui s’accordê mal avec la mai-greur de leurs encoignures, principalement lorsqu’on compare ces dernieres avec lestrumeaux qui font d’une trop grande largeur, fans aucune nécessité pour la dis-tribution intérieure. Ajoutons à Cela les frontons circulaires qui couronnent cesàvant-corps d’une maniéré vicieuse, Sc les combles extravagans qui terminent touteïa partie supérieure de ce corps-de-logis, Sc l’on sentira sans peine , combien il estessentiel d’éviter un pareil désordre dans l’Architecture, surtout lorsqu’il s’agit del’édification d’un bâtiment de quelque importance.
Elévation du cùté du jardin. Planche V,
Cette façade différé de la précédente en ce que l’Ordre Ionique émbraíîe ïeâdeux étages supérieurs, ce qui contribué peut-être à rendre les trumeaux de cet-te élévation trop sveltes , Sc semblé niettre tout à jour ce mur dè face , vu lagrande ouverture des croisées , défaut encore moins tolérable , que d’admettretrop de plein dans une décoration extérieure ; car, selon là convenance du bâti-ment, les grands trumeaux expriment souvent une virilité estimable. Nous re-marquerons auffi que la proportion des pavillons est trop élancée, que les tru-meaux du milieu font absolument condamnables > Sc que là faillie de ces avant-corps est trop peu ressentie, qu’enfin les chaînes de refends des encoignures fontauffi de beaucoup trop maigres, desorte que toutes ces inadvertances nous por-Tome IlL Y