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3 (1754) La description des principaux Edifices des Quartiers Saint Denis, Montmartre, du Palais Royal & Saint Honoré
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ARCHIT ECTURE FRANÇOISE, L~iv. V.

CHAPITRÉ XVII I

Description d’une Maison sise rue de Richelieu l près de

Boulevard»

C ETTE maison a été connue long-tems fous le nom d’Hôtel Des Chiens |elle fut bâtie vers 1710, fur les desseins du sieur Leve' (V) , Architecte. El-ie appartient aujourd’hui à M. le Marquis de Creil , Gouverneur de Thion ville , eilFlandres, qui l’a louée depuis environ neuf ans pour en faire les écuries deMadame la Dauphine. Le principal corps-de-logis au rez-de-chauífée est occupépar M. le Comte de Mailly , Premier Ecuyer de cette Princesse, Sc LieutenantGénéral dès Armées du Roi : au premier étage , est l’appaftement de Madame laComtéíîè, son Epouse.

Pian du rez-de-chaujfée . Planche Premíeré.

Cette Planche ne donne que le plan du principal corps-de-logis, celui de lagrande cour Sc quelques dépendances : les basse-cours qui font à gauche ne fontpoint exprimées ici , étant bâties astez irrégulièrement ; nous dirons feulementqu’eiles contiennent environ douze remises Sc des écuries pouí 40 chevaux, yCompris celles qui fe remarquent dans cette Planche. ,

Les appartemens du principal corps-de-logis font distribués doubles, entre courSc jardin , Sc décorés avec quelque magnificence. Le grand escalier, placé à gau-che , est vaste 6c bien terminé dans fa partie supérieure. Ce corps-de-logis a deuxétages Sc uné mansarde , les ailes de la cour n en ont qu’un formant terrasse, Scfont décorées d’arcades couronnées d’une balustrade d’iinè composition qui n’estpas fans mérite.

On n’avoit point gravé lé plan du premier étage, Sc comme il est distribué furles mêmes murs de refends que le principal corps-de-logis au rez-de-chauífëe, nousn’àvons pas crû devoir le donner ici, non plus que les jardins > qui d’ailleursfont fort p qu de chose Sc mal entretenus-.

Elévations du côté de la cóUr & dû côté du jardin v

Planche II.

Les décorations des façades font fort simples : deux étages Sc une mansardéen déterminent la hauteur. Les croisées pêchent Contre les régies de la propor-tion , dont il n’est pas permis de s’écarter dans quelque éípece dé bâtiment quece soit j ainsi qúe nous nous Pavons déjà observé ; d’ailleurs les tables affectéesdans les trumeaux , les corps de refend trop sveltes , & les parties anguleuses desavant-corps qui terminent l’éiévation du côté de i’entrée > présentent uné Archi-

(ct) Cet Architecte est peu connu , nous le croyons cét Hôtèl en payement, '& én 1712 l il le çéda à M.éléve de M. Dullin. II a bâti à Paris plusieurs mai- le Comte de Toulouse. Ce Prince le vendit en iyiz ,sons assez considérables , entr’autres, vers 1707, l’Hô- à Louis Antoine, Pardaillan de Gondrin , Duc d’ /In-tel du Duc d’Antin , pouí François Mauricet de la tin, qui y fit faire des augmentations considérables.Cour , connu fous le nom dé De la Cour des Chiens , fa- C’est aujourd’hui M. Paris de A'îontmartel qui occupemeux Traitant. Cet Hôtel est vaste, mais situé de ma- cet Hôtel. Nous ìi’en donnons point les desseins dansniere qu’il a porté long-tems le nom d ’Hátel de Tra- ce Recueil, à cause de son irrégularité ; les jardins ce-vert. En 1710, le Roi, créancier de Mauricet >• prit pendant ont des beautés qui méritent quelque attention-»

Tome llh A a

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