Maisonrue de Ri-chelieu.
5-4 ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. V.
tecture peu réfléchie. Nous remarquerons cependant que les profils de ces faça-des paròissent d’aíTez bon goût íur le lieu, ce qui suppose quelque théorie dansP Architecte ; mais l’exécution de ce bâtiment en général est si médiocre, qu’ei-lè annonce peu d’expérience, A sa construction, quoique solide, laiíse entrevoirla négligence de l’appareil.
L’élévation représentée par la Figure II, quoique de la même ordonnance quecelle du côté de la cour, a quelque chose de moins mesquin, par rapport à Hlargeur de ses trumeaux, mais fa simplicité est trop outrée pour une façade ducôté des jardins, surtout appartenant à un bâtiment, qui dans son origine fut éri-gé pour un Hôtel. En effet , quoique nous ayons plus d’une fois recomman-dé la simplicité dans l’Architecture, il n’est pas moins vrai que c'est s’éioignerde l’eíprit de convenance que de préférer une ordonnance triviale à une déco-ration susceptible de quelque agrément, lorsqu’il s'agit d’ériger un édifice pourlà demeure d’une personne au-deííus du vulgaire. Cependant comme ces Planchesétoient gravées anciennement, que d’aiileurs la distribution de cet Hôtel a quel-ques parties intéreííantes, & qssenfin ce Recueil doit naturellement contenir desbâtimens de tous les genres, celui-ci, quoique trop simple dans ses façades, ser-vira à prouver Combien il est essentiel d’éviter les reproches que nous nous sommestrouvé forcés de faire à f Architecte qui en a donné les desseins»,