ARC
ECTURE FRANÇOISE,Liv. V.
Hôtel d'une Architecture si médiocre, qu il n’est guéres possible d’imaginer rien de sie mare s„. 1/entablement Ionique est aussi fans correction Sc enrichi de moulures
fans choix, fans pureté Sc fans goût.
Ma sincérité me suscitera peut-être des contradicteurs Sc des ennemis ; on mefera fans doute un crime de m’éléver contre le préjugé dominant. Cependantraíìuré fur l’équité de mes observations , Sc fans avoir égard à la jalousie des gensdu métier, je crois ne devoir pas passer fous silence des inadvertances qui pour-roient servir d'autorité , si elles n étoient pas réiévées, Sc qui ne manqueroientpoint d’être très-préjudiciabíes dans la fuite aux progrès de l'Architecture.
Je le répété, je voudrois avoir autant de lumières que de zele pour donner ànos jeunes Artistes un juste mépris pour le médiocre, Sc pouvoir leur indiqueroù ils doivent puiser le beau. Il est vrai que la comparaison fait beaucoup *mais j’ajoûterai qu outre cet esprit de comparaison, ii est nécestàire de concilier les ré-gies avec le génie, les préceptes servant certainement de frein au feu dérégléd’une imagination bouillante. Mais, me dira-t-on, les régies produifent-elies desbeautés réelles? Oui fans doute, quand elles font fondées fur la nature Sc diri-gées par un Artiste dont le travail Sc f étude fçavent embellir toutes les produc-tions ; en un mot il faut tout voir, tout examiner, approfondir tout, fe rendrecompte de tout, après cela ne pas imiter les ouvrages défectueux, fe modelerfur ceux qui font les plus universellement approuvés , ne pas prendre les écarts def imagination pour f Art même, f Artisan pour f Artiste , Sc le métier pour la scien-ce. Avec cette retenue, si Ton n’arrive pas à l’excellent, on patviendra du moinsà composer du bon, du passable, qui ne révoltera pas les Connoisseurs, Sc l'onrencontrera moins de pièges, où fe perdent tous les jours ceux qui dans leur dé-but prennent l’ombre pour la réalité, Sc produisent des Compositions monstrueuses ,qui annoncent en même tems, Sc leur ignorance Sc l’aveugiement des personnesqui les mettent en œuvre.