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3 (1754) La description des principaux Edifices des Quartiers Saint Denis, Montmartre, du Palais Royal & Saint Honoré
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ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. V.

pormïidei Le piédestal de TOrdre supérieur a le tiers de l'Ordre, Sc Tentableirrènt en à

Feuïiisns» q uart< (p et Ordre supérieur est couronné d’un fronton circulaire dont la formepéíante est élégie en apparence paí une voussure auíìï circulaire. Sur ce frontonfont deux figures assises d’une proportion trop forte ; défaut qui fe remarque au Pa-lais du Luxembourg , Sc au Portail de S. Gervais, dont nous avons parlé dans le Vo-lume précédent.

En générai on peut observer que les pyramides , Pamortissement ati-deíîûs dufronton, les consoles renversées, ou arcboutans, les cartels du dessus des portes ,Sc c. fe ressentent un peu dans iêur composition du goût Gothique Sc de l’ignoranceoù Ton étoit au commencement du siecle dernier à f égard de la Sculpture. Les figuresde ce Portail font même d’une médiocre éxécution, quoique de la main de Gutllin >qui depuis â fait dans nos édifices François quelques ouvrages passables.

Developement du Portail des Feuillans. Planche IL

Cette Planche donne plus en grand les principaux membres d’Architecture duPortail de l’Eglife des Feuillans ; nous en rapporterons certains détails dans le hui-tième Volume, particulièrement le chapiteau Ionique, dont la compositionn’estpas fans mérite, Sc que nous comparerons avec celui du Château des Thuiileries,lequel est regardé par les Connoisseurs comme un chef-d’œuvre dans íbn genre.

Au bas de cette Planche íè trouve le plan du Portail que nous venons de dé-crire , Sc les échelles propres à vérifier les mesures qui fe voyent ici Sc que nousavons trouvées assez exactes, quoique levées Sc gravées anciennement.

Description de la Porte d'entrée du Monajlere des Feuillans , en face de la Place de Louis

le Grand, Planche III.

Ce Frontispice, qui fut éìévé en 1676, nôus a paru d’une si belle proportion, quenous avons crû devoir lui donner place dans ce Recueil, d’autant plus qu’il n’âjamais été gravé. On prétend que François Manfard,qui avoit reconnu lui-mêmequelques défauts dans l’exécution de celui dont nous venons de parler , voulut leséviter dans celui-ci par une ordonnance plus simple , plus grave, Sc plus régulière.En effet, malgré son peu d’étendue Sc le nombre considérable d’édifices élévésdans le même genre en France, cette Porte m’a toujours fait un plaisir que jene me fuis point lassé de faire ressentir à ceux que mon état m’a obligé de con-duire à nos plus beaux monumens, pour y puiser les principes de la bonne Ar-chitecture.

Les hommes peu versés dans P Art auront fans doute de la peine à concevoirqu’une porte quarrée , quatre colonnes Sc un fronton, ( composition en apparenceassez ordinaire ) puissent mériter l’éloge qu’on fait ici de ce frontispice. Quelledifférence cependant entre un ouvrage d’Architecture élévé par un homme d’unvrai mérite, Sc un autre du même genre érigé par certains Architectes ! Com-bien n’en remarque-t’on pas même entre une colonne Sc une autre colonne,dont la beauté ne consiste pas toûjours, comme quelques-uns fe l’imaginent, àobserver les dimensions générales prescrites par les Anciens, mais à lui donner unair d’élégance ou de virilité , ( il n’importe de quel Ordre ) selon que le caractèrede l’édifice semble i’éxiger ; à l’enrichir plus ou moins d’ornemens, Sc enfin àdonner à son fust cette ftéxion, ce galbe Sc cette grâce naïve, qui fixent l’attention ,attachent les regards, & procurent une vraie satisfaction aux Artistes du premierOrdre. Qu on y prenne garde Sc l’on verra que certainement il n’est pas d’autre

moyen

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