Maisonde M. DesVieux.
ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. V.
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avec la décoration de ce bâtiment , il en résulte une confusion de parties quin’annonce rien de régulier & de réfléchi au premier aspect de ce bâtiment, 6cqui nuit à l’idée qu’on doit prendre de fa distribution intérieure, qui certainementTest pas fans mérite.
L’aîle B du côté du jardin est plus analogue à la façade du principal corps-de-logis, pour ce qui regarde la forme 6c la proportion des croisées ; mais la différencede largeur des trumeaux de cette aîle avec celle des trumeaux de la principale façade(Voyez le plan, Planche Premiere) est choquante. Regardeía-t-on toujours com-me indifférent de mettre si peu de rélation entre Pordonnance des ailes 6c les fa-çades d’un bâtiment érigées fous une hauteur commune ? Suffit-il de convenirqu on n’a pu faire autrement ? N’est-ce pas renoncer à la profession d’Architectepour ffexercer qu’un art mécanique, que de ne pas fe servir de tous les moyenspossibles pour concilier d’une maniéré louable la décoration extérieure avec lesdedans, & ces deux parties avec la construction? Je fuis fâché que ces refléxionstombent fur un bâtiment qui Tailleurs a des beautés de détail, 6c qui a été éle-vé par un homme de mérite ; mais d’un autre côté, si nos Architectes qui à laconnoistànce des principes de leur Art joignent une expérience consommée ,tombent dans des inadvertances aussi blâmables, que pouvons-nous exiger de nosjeunes Artistes , surtout si on leur met continuellement fous les yeux des exemplessi contraires au progrès des Arts ? Dira-t-ón, comme quelques-uns le publient,que les bâtimens particuliers ne font pas faits pour servir de régie, ni d’autorité ?On fe trompe : une maison neuve, quelle quelle soit, attife P attention de la mul-titude , souvent même au préjudice des anciens édifíces de réputation. En la Voyanton fe forme involontairement une idée dumitation, de là la source du dérègle-ment dans P Architecture ; source d’autant plus dangereuse , encore une fois, qu el-le remonte à des hommes qui ont une réputation acquise , 6c de qui nous de-vrions attendre beaucoup plus de retenue 6c de circonspection que des autres ,parce qu’ils fervent en quelque forte de modelés , 6c quTis donnent le ton auplus grand nombre.
MAISON DE M. DE CASTAN1ER.
Cette maison a été aussi bâtie par M. Tannevot ; les dedans fe ressentent de laperfection que cet habile homme fçait donner à toutes ses distributions. Nous en ex-posons ici les plans comme la partie la plus intéressante, 6 c dans Pétat qu’elle futérigée en 1 72.6 , quoique M. de Castanier y ait fait faire depuis peu des augmen-tations considérables fur les desseins 6c fous la conduite du même Architecte ; maiscomme ces additions font dans le même genre que les distributions précédentes,nous nous contenterons d’en dire quelque chose fans en donner les plans. On n’entrouvera point non plus les élévations, étant les mêmes que celles de la maison deM. Des Vieux 6c susceptibles des mêmes observations.
T lan du rez-de-chaujsée. Planche V.
La cour de cette maison est petite pour Pétendue des bâtimens, mais commeelle est accompagnée de deux basses cours , Pune pour le département des écuries6c des remises, Pautre pour celui des cuisines, elle paroît suffisante. Au reste,comme nous Pavons remarqué plus haut, il faut éviter de faire les cours trop spa-cieuses dans des maisons particulières , elles resserrent trop les bâtimens, 6c occu-pent un terrein qui souvent pourroit être mieux employé.
Dans un grand vestibule placé à droite 6c au fond de la cour, est un assez bel
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