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ARCHITECTURE F R A N Ç O I S E, L i v. V.
M.LeGei- & reconstruite à neuf, suivant ia direction du mur de face. Son ordonnance actuelle« re * est dune Architecture plus ferme Sc d’une proportion moins svelte. (Voyez le plande cette porte , Planche III. )
La Planche seconde comprend la grande cour qui est d une forme presque quar-te , contre toute idée des régies de PArt, 8c est suivie dune autre cour à pans.Cette seconde est incommode en ce que les équipages ne peuvent arriver aupied des bâtimens, à cause des deux marches qui en interrompent les fois. Lepavillon B , qui se trouve seul au rez-de-chaussée , fait ici un mauvais effet. Au restela distribution du principal corps-de-logis est assez bien entendue ; mais les piecesfont trop spacieuses , Sc le percé du milieu, qui est masqué par la cheminée pla-cée fur le mur de refend qui sépare la salle à manger d’avec la chambre, est undéfaut dans la disposition d’un plan ; défaut que nous avons blâmé au Palais Bour-bon, A f Hôtel de Toulouse, &c. Les petits pans coupés du côté de la cour doi-vent aussi être rejettes par les raisons dont nous avons parlé dans le Chapitre pré-cédent.
La Planche III donne les nouvelles distributions de cette masson. Nous venons deremarquera 1 occasion de la Planche précédente que la grande cour étoit d’une formepeu approuvée , se trouvant presque quarrée ; celle-ci a le défaut d’être trop lon-gue pour sa largeur , mais du moins est-elle régulière , & l’on peut arriver en voi-ture jufqu’au pied de l’édifice. On a pris foin de marquer fur cette Planche, par unefeule taille , toutes les nouvelles distributions, desorte qu’il sera facile de connoî-tre ce qu’on a conservé de l’ancien bâtiment par ce qui est gravé à deux tailles.Nous n’avons point donné les plans des étages supérieurs, ayant voulu seulementfaire connoître la grandeur du terrain que cette maison occupe aujourd’hui, encomparaison de ’ce quelle en occupoit précédemment. On rencontré aílèz souventde pareilles additions dans les bâtimens dont nous parlons, mais nous ne les donnonsque lorsque nous les croyons aííèz importantes pour mériter une place dans ce Re-cueil, ainsi que nous en avons averti ailleurs.
Elévations du côté de la cour S? du coté du jardin. Planche IV.
La Figure Premiere donne l’ancienne élévation du côté de la cour, prise dansla Planche II fur la ligne EF. On y voit la façade du principal corps-de-logis ,les pans coupés Sc le retour des pavillons B, C. Ce dernier est flanqué d’une ailede bâtiment, dans laquelle font compris les offices, 8c dont la hauteur masquele pavillon auquel elle est adossée, desorte que celui B paroît seul au rez-de-chaussée, ce qui produit un défaut de simétrie dont nous avons parié plus haut. Cebâtiment a deux étages terminés par une mansarde. Sa décoration en général estsimple , mais d’une proportion convenable Sc profilée d’aíïèz bon goût.
Lss Figure seconde présente l’ancienne élévation du côté du jardin, composéed’un avant-corps couronné d’un fronton, & de deux arriere-corps qui se trou-vent assez en rapport avec i’avant-corps Sc avec l’étendue Sc la hauteur du bâti-ment. La simplicité de cette façade est louable, bien entendue Sc très-bonne àimiter dans une maison du genre de celle dont nous parlons. La proportion descroisées, la largeur des trumeaux, la dimension Sc la forme de l’avant-corps se res-sentent de la capacité de i’Architecte qui en a donné les desseins, Sc qui agissantà cet égard comme M YS . Boffrand & Cartaud, n’a pas dédaigné de donner ses foinsdans plus d’une occasion pour i’édisication des maisons des particuliers ; cetteconsidération doit faire sentir à ia plupart des Propriétaires la nécessité d’avoir re-cours aux hommes du premier mérite, lorsqu’il s’agit de mettre la main à l’œu-vre dans quelque occasion que ce puisse être.
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