o
i
’ F.sï'iíe deS. Rocfo.
120 ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. V.
Cathédrale de Londres, quoiqu'à i’Egíise de 8. Pierre de Rome ils soient moin-dres z la nef ayant 13 toises & demi Sc les bas-côtés 5 toises & demi, ainsi qu’àNotre-Dame de Paris, dont la nef est de 6 toises 4 pieds , Sc les bas-côtés ,de 17 pieds, mais qui à la vérité font doubles. (Voyez dans ie second Volume, LivreIV, la Planche Premiere du Chapitre III. ) Cependant à S. Sulpice les bas-côtéssont plus larges ayant 24 pieds de largeur , Sc la nef 41 , ainsi que P Eglise Cathé-drale de Strasbourg, dont la nef a de largeur 40 pieds Sc les bas-côtés 33 ,Sic. (d).
La nef, proprement dite, est ouverte de chaque côté par cinq arcades séparéespar des piédroits dont la largeur est à celle dès arcades , comme 2 est à y.A Pextrêmité de cette nef est la croisée de PEglise, dont les deux parties colla-térales font arrondies par leur plan Sc voûtées en cul de four. Ce genre de voûtesimétrise avec Rentrée de la nef Sc en quelque sorte avec le rond-point du chœur ?où est placé le Maître-Autel. Cet Autel est construit à la Romaine , desorte qu’au-deísiis Sc par l’arcade au-bas de laquelle il est posé, on découvre des Rentrée duPortail de l’Eglise les Chapelles de la Vierge Sc de la Communion placées der-rière. Nous parierons de la décoration de ces Chapelles en expliquant la Plan-che lui vante. Nous remarquerons seulement qu’elies furent bâties, en 1709, parle secours d’une Lotterie que le Roi accorda à la Fabrique de cette Egliíe. Nousobserverons aussi que lorsqu’on bâtit ie portail, on préféra de placer la tour quicontient les cloches, à droite, vers le rond point de REglise , parce que, selon lesentiment de plusieurs , il n’y a que les Cathédrales qui puistènt en avoir deux (/),,malgré Rexemple de la Parodie de 8. Sulpice , où une feule tour auroit nui àla simétrie du portail, ainsi qu'on le remarque à la plupart de nos Eglises Paroissia-les Gothiques, bâties à Paris.
Cette Eglise étant située fur un terrain d’une pente astèz considérable, on s’estdéterminé à racheter ce talud , en élévant ie fol de la nef de beaucoup au-deísiis de celui de la rue S. Honoré, asin de conserver une aire horizontale à toutle plain-pied de REglise, ce qui sait par rapport à Rordonnance du portail un fortbon ester , qu il conviendroit de procurer à toutes nos Eglises. On auroit pu cepen-dant donner une élévation moins considérable au soi de REglise dont nous parlons, Scpartager cette nouvelle hauteur en deux dans la longueur intérieure de ce mo-nument , pour éiéver le fol du Sanctuaire au-deílus de celui de la nef, com-me ce dernier doit Rêtre à Régard de celui de la rue. En effet les inégali-tés du fol que nous désirons ici, pourroient caractériser en quelque sorte d’une
( d ) Nous avertissons que les mefu’res que nous donnonsici de ces différentes Eglises ne s’accordent pas toûjoursavec les échelles qui íont au bas des plans. Comme laplupart de ces Planchés ne font pas toûjours dessinées bienfidèlement, elles ne doivent pas servir de régie. D’ailìeursles différentes qualités des papiers, fur lesquels font tiréesles épreuves, font qu’ils s’étendent plus ou moins lorsde l’impression. Pour éviter ces erreurs , nous donnons laplus grande partie de ces dimensions d’après les cottesdes anciens livres & d’après les mesures prises fur les lieuxqui fe font trouvés à notre portée.
(e) Nous avons consulté sur cette matière non-seule-,ment presque tous lesAuteurs qui ont écrit fur la forme desEglises , mais encore différentes personnes que nous avionscrû pouvoir nous donner les lumières nécessaires, mais mal-gré nos recherches, nous n’avons pû rien apprendre desatisfaisant sur l’usage , où l’on semble être, de ne met-tre deux tours qu’aux Eglises Cathédrales. On prétenden général que les deux tours marquent la supériorité deces 'sortes d’Eglises fur les autres. Mais S. Sulpice , dontn«us venons de parler, S. Jean en Grevé,•& quelques-
autres> tant dans Paris, que dans les Provinces, dé-montrent assez évidemment que cette opinion a paru in-différente. Àu reste si 1 "'usage ne permet qu’une tour auxEglises Paroissiales, ne feroit-il pas naturel, pour éviter ledéfaut de simétrie , de placer la tour ou le clocher sur lemilieu du frontispice ; il íèrviroit alors à le faire pyrami-des , & tiendroit lieu des dômes qu’on introduit quel-quefois dans les monumens de l’espece de celui dont nousparlons, & qui devroient être réservés pour les coupoles,tels qu’à Paris au Val-de-Grace, aux Invalides, à la Sor-bonne , aux Quatre Nations, &c.
Si quelqu’un est plus instruit que nous fur l’originedes tours & fur la nécessité d’en admettre deux aux Egli-ses Cathédrales & seulement une pour les Eglises Pa-roissiales , nous l’invitons avec quelque forte d’empreí-sement à vouloir bien nous communiquer ses lumiè-res fur ce sujet , notre dessein étant de nous appro-cher , dans la composition de nos édifices, des usages &de l’esprit de convenance sans lequel l’Ârchitecturela mieux entendue d’ailleurs, ne fçauroit s’attirer le suffra-ge des Çonnoisseurs.
maniers