ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. V.
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ínaniere plus convenable, les divers usages â les différentes cérémonies qui doiventse paíîèr sur chaque aire. Par exemple le sol de la rue, destiné aux affaires desCitoyens Sc à des actions mondaines , doit naturellement être atì-deííbus du Temple 5celui de la nef, destiné aux Fideles , doit tenir le milieu entre Celui de la rue Sc celuidu Sanctuaire ; ce dernier enfin doit être le plus élévé de tous. Il est Vrai qué cesdifférentes élévations du terrain s’observent affez généralement dans nos Temples,mais on le fait avec trop peu de sévérité , soit parce que son passe trop légère-ment íùr ces considérations, toutes importantes qu elles soient, soit parce que là situa-tion de la plupart de nos Eglises he permet pas cette inégalité de niveau. A l’é-gard de la Paroisse dont nous parlons, cette idée devoit venir naturellement àl’Architecte , tant par rapport à la situation naturelle du terrain , que par la dispo-sition des percés que nous avons déja remarqué dans fa distribution ( f). Cettèidée nous paroît si conforme à celle qu'on doit se former d’un lieu Saint, qssil estétonnant qu’on n’ait pas cherché jusqu’à présent > même dans un terrain horizon-tal , à faire ensorte d’observer d’une maniéré plus imposante cette élévation py-ramidale dans le rez-de-chaussée des monumens dont nous parlons. Nous avonsun exemple de cette eípece , quoiqu’en petit, dans l’E glife des Carmélites diïFauxbourg S. Jacques, qui employé artistement dans un vaisseau spacieux, feroitun effet admirable, Sc donneroit lieu à faire usage d’un soubassement, comme àla Chapelle de Versailles, fur lequel s’éléveroit un grand Ordre de colonnes, au-basduquelseroient placées des tribunes ou balustrades, dont le piain-pied égàleroit celuidu Sanctuaire. J’ai vu un projet d’Eglise suivant ce íystême , il m’a paru faire très-bien , ce qui m’a déterminé à engager l’Auteur à donner au Public cette composi-tion ingénieuse, à laquelle il travaille actuellement pour la rehdre digne du sus*,frage des Connoiíîèurs..
Eglìfc dèS. Roch.
'Coupe fur la longueur de t Eglise , prise dans le flan fur la ligne ÂB>
Planche H.
Cette Planche nous fait voir le développement intérieur d’un des côtés de l’E-glife de S. Roch 7 fur fa longueur. Un Ordre de pílaílres Doriques , couronné d’unentablement denticulaire , décore le pourtour de la nef Sc de la croisée : cet Or-dre est exécuté avec assez de pureté. Il est élévé fur un socle ou retraite de 7pieds d’élévation ; hauteur trop considérable, qui porte à croire qu’on a déterréP Eglise de 3 ou 4 pieds depuis son édification. Il est vrai que cette difformité n’aparu telle que depuis qu’on â supprimé les bancs qui occupoient la plus grandepartie de Paire (g) ; desorte que lòin que ce fut une inadvertance de la part de
(f)On a marqué dans îa distribution de ce plali ,Planche Premiere,lenomdes principales Chapelles distri-buées le long des bas côtés de cette Eglise ; il en est peudont la décoration soit intéressante , à Fexcep.tion de cel-les de S. André & de S. Louis. Elles font pour la plupartconcédées à différentes Familles du premier ordre, tellesque celle de Cowtenvaux , de Pont-Chartrain , du Pré-sident de Senozan , &c. Cette Eglise renferme auíst quel-ques épitaphes & tombeaux d’un certain mérité , mais entrès-petit nombre ,, quoique plusieurs grands hommes yayent leur sépulture. De te nombre sont les célébrés Scul-pteurs , François 8í Michel Anguierre , dont nous aVonsparlé , Tome II« p. 72. Not. (V). Pierre Mignard , mortpremier Peintre duRoi en i 69 y , dont nous avons par-lé, Tome II, page 70. Not. (<d ) Pierre Corneille , héà Rouen , mort en 1 684 , &c. La sacristie qui se re-marque aussi dans cette Planche vient d’être changée de-puis là gravure du plan. De la cour qui est à côté, l’on a
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fait une sacristie, ayant couvert cette cour à une certai-ne hauteur par une lanterne, desorte que cette nouvellepiece , avec un 'retranchement pris vers E , détermine lagrandeur de la Sacristie pour les messes , & toute la par-tie F est destinée pour la sacristie des ornemens. NouSobserverons ici que la Chapelle des fonds & celle dés maria-ges marquées a & / , font trop petites pour une Paroisse aussiconsidérable, & qu’il feroit mieux qu’en pareille occasionces Chapelles sussent placées à l’entrée de 1 ’Eglise, &eussent une principale issue par le porche extérieur , astide ne point donner l’entrée des Temples pendant la nuitindiscrètement à des personnes de l’un & de l’autre sexe.
(g) Ces bancs ieto.ient un abus qui s’étoît introduitdans les siécles précédens, & qui empêcboit les Fidelesqui n’en avoient point, de trouver place dans nds Tem-ples , fans compter que ces bancs nuisaient beaucoup auxcérémonies de l’Eglise»
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