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3 (1754) La description des principaux Edifices des Quartiers Saint Denis, Montmartre, du Palais Royal & Saint Honoré
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ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. y~ ï23

pie est condamnable. C’est ordinairement la source de la distraction qu’on re-marque dans le plus grand nombre. Ce qu’il y a de certain, c’est que ce grandjour nuit au recueillement. Le Val-de-Grace que je ne puis trop citer , paroîtéclairé dune maniéré convenable , à f exemple de la plupart des Temples d’ïtafie,tels que S. Pierre de Rome, la Rotonde, 8. Jean de Latran, à. La 8orbonne, àParis, au contraire est sombre Sc triste, le dôme des Invalides est trop éclairé, S.Sulpiceme p aroît tenir un juste milieu, quoique percé d’un même nombre de croisées quePEglise dont nous parlons ; mais comme le vaiíîèau est plus vaste, là lumièrese répandant dans un plus grand eípace, rend cet édifice plus conforme à notreidée ; peut-être même feroit-il encore un meilleur efièt fi la lumière y étoit moinsconsidérable.

La lettre A indique la coupe du portail Sc Paire delà nef, qui est élevée den-viron sept pieds au-deííùs du fol de la rue 8. Honoré, comme nous Pavons déjaremarqué. Cette diftérence de niveau n’est pas exprimée dans cette Planche à cau-se du peu de grandeur de Pécheiie, mais on Papperçoit mieux dans la PlancheIV qui donne Pélévation du frontispice de cette Eglise.

On voit en B, la décoration de la nef percée d’arcades, à travers desqueiìes onapperçoit les Chapelles (s) distribuées le long des bas côtés. Ces Chapelles fontun peu petites en général, mais on observera que leurs Autels font placés avan-tageusement Ql) pour être apperçus de la nef, Sc que cette situation est plus con-venable qu’au bas des vitraux, à cause du peu de hauteur que ces derniers lais-sent au rétable d’Autel, ce qui gêne considérablement pour la forme de leur com-position , Sc occasionne de petites parties qui ne conviennent jamais dans un grandvaisseau, principalement lorsque ces Chapelles font partie de la décoration géné-rale d une Eglise Paroissiale, telle que P Eglise de 8. Sulpice , où on les a placéesainsi. Cette situation d 5 Autels n’est tolérabie que dans la Chapelle de Versailles ,qui est un lieu bien moins vaste - Sc dont les desseins d’ailleurs font dssn goûtexquis, en comparaison de la forme triviale de la plupart des Chapelles de S. Sul-pice , dont on ne sçauroit trop blâmer la composition.

La lettre C sait voir la forme d’une deS extrémités de la croisée de P Eglise ,dont la décoration chargée de trop d’ornemens , n’est pas à imiter , ainsi que nousPavons déja remarqué. On y voit une des portes collatérales qui dégagent à labute 8. Roch, Sc qui ne servent que dans les jours soiemnels, étant trop resser-rées par les bâtimens voisins. Au bas de cette porte est un tambour de menuiseriequi tient lieu de porche ; piece qu’il seroit toujours nécessaire de construire aux prin-cipales entrées des Eglises, les Anciens en ayant souvent pratiqué de doubles,Pun extérieur, l’autre intérieur. Cette observation , que nous avons déja faite dansles volumes précédens, nous conduit insensiblement à remarquer, à propos désmaisons trop voisines de cette Paroisse, qu’il seroit nécessite de situer nos Egli-ses de maniéré qu elles ne fussent pas adossées à des bâtimens particuliers.La premiersdépense à laquelle on devroit songer, seroit non-seulement de dégager les environsdes Temples, mais encore d’en défendre Papproche par des murs d’appui, ou pafdes grilles, ainsi qu’on Pa pratiqué avec beaucoup de raison Sc de convenance àP Eglise de] S. Paul de Londres, Sc qu’on se proposer de le faire à Saint Sul-pice, rien n’étant plus indécent que d’enclaver le Temple du Seigneur au milieu

Eglise deS. Roch.

(i) Les Chapelles de nos Eglises tifent leuf origine deschambres ou cellules qu’on plaçoit autrefois le long desanciennes Eglises, & qui étoient érigées pour la commo-dité des períònnes qui vouloient méditer & prier en par-ticulier. Auíiî dans les siécles précédens Ces chapellesétoient-elles encore fermées par des murailles ou des gril-les très-peu évuidées, & ce n’est gueres que depuis le

commencement de ceíukci qu’on a pratiqué de très-gran-des ouvertures à ces chapelles, qui pour la plupart neferment plus à présent que par des grilles baises, com»me on vient de le faire à l’Eglise de l’Orato.re & ail-leurs.

(k) Voyez ìa Planche Premiere de ce Chapitre.

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