ï 4 ° A RCHITECTURE FRANÇOISE,Li y . V.
^Ep'îse de Nous avons fait sentir ailleurs la nécessité des porches à l’entrée des Temples.
tion. on ’ ? ~ L’usage qu en ont fait les Anciens, ainsi que l’exemple que nous en fournissentia Sorbonne Sc S. Sulpice, à Paris, nous ont servi d’autorité. Ains quand onne trouveroit que cette partie essentielle dans le monument dont nous parlons,il mëriteroìt de la consdération. Ce porche au reste est bien disposé, d’une assezbelle ordonnance Sc d’une proportion qui n’a rien de cbetif. A l’égard de l’in-térieur de P Eglise, elle est vaste, simple, not>le Sc ornée avec la retenue quiconvient : ensn la dispostion extérieure de cette Eglise ne laiíîè rien à délirerqu’une cour moins petite Sc une situation plus avantageuse, asn que l’entrée deP Eglise pût se trouver en face de celle de la cour. Mais, nous Pavons observé plusd’une fois, tous nos édisces de quelque importance pèchent par la situation (Js).Les grandes Villes font sujettes à ces inconveniens. Une insisté de considérationsparticulières arrêtent, déterminent Sc font palier par deíïus cette premiere loide PArchitecture. Nous remarquerons même que dans P état présent où se trou-ve cet edisce, la cour, toute mal disposée qu’elle nous paroît, est encore plusirréguiiere, les murs A, B, qui se trouvent ici parallèles Sc ornés avec smétrien’étant qu’une suite du premier projet qui n’a pas encore été exécuté, Sc donton peut juger l’ordonnance de la décoration dans une vue perspective faisant partiede PstËuvre de Marot , dont les Planches que nous donnons ici ont été tirées ; onen voit auís un partie, marquée A, dans Pélevation géométrale représentée surla Planche troisième de ce Chapitre.
Dans cette Planche I re . est exprimée une partie du chœur des Religieuses, qui a delongueur 6 o pieds, Sc dont le plafond á été peint par Charles de la FoJJ'e . On y voit aullìles Sacristies intérieure Sc extérieure , & une tribune au rez-de-chaussée , apparte-nante à Mademoiselle Alexandrine , Fille de Madame la Marquise de Pompadour ,qui y est actuellement pensonnaire , auls-bien qu’un parloir particulier pour cet-te Demoiselle.
Elévation extérieure du côté de la principale entrée de f Eglise. Planche II.
Si nous avons trouve matière à applaudir dans la distribution intérieure de cemonument, il nous fera moins aisé de faire Péloge de son ordonnance extérieure,ne pouvant dissimuler que la partie supérieure de cet édifice est tout à sait horsde proportion, étant lourde, péssnte & d’une forme aussi matérielle que peu in-génieuse. Cela provient sans doute du grand diamètre qu’on a donné à ce dô-me, mais en ce cas fa hauteur auroit dû être mieux proportionnée pour satisfaireaux réglés de P Art Sc aux principes du goût. En effet toute cette malle géné-rale anéantit le porche pratiqué au rez-de-chaussée, & rend les colonnes qui lecomposent petites Sc gresses, quoique de deux pieds Sc demi de diamètre. Il estvrai que le point de distance d’où l’on apperçoit ce monument, est si procheque l’on ne peut gueres voir de dedans la cour que ce seul porche. Néanmoinslorsqu’on considère cet édifice en examinateur éclairé, il n en est pas moins évi-dent qu’on ne remarque aucune analogie entre la base Sc le sommet du Dôme ,Sc que même de loin sa hauteur, quoique d’environ 150 pieds au-desius du fol,paroît trop peu considérable eû égard à son diamètre ; ce défaut de proportion•est si facile à appercevoir, qu’il n’échappe pas même aux personnes les moins ver-sées dans PArchitecture. Nous observerons donc que la hauteur du dôme, quiest à son diamètre comme un est à deux, non compris son amortissement, pst debeaucoup trop écrasée, que la multiplicité des yeux de bœuf y est désagréable,
(b)Voyez ce que nous avons dit à ce sujet dans le XIII. Chap. de ce Volume, en parlant de la Bibliothèque du Roi,page 69.
que