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ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. V.
Fgiise <Jel’Alioinp-rio/i-
tiste, au commencement dè ce Chapitre , note a. ) La coupe du bâtiment A est uheaile projettee, celle qui se voit aujourd’hui sur le lieu, étant suivant l’anciennedisposition du terrain sur lequel ce nióhum'ent a été érigé. \
Coupe intérieure de íEglise 3 prise dans le plan fir la ligne CD. Planche III.
Cette coupe nous fait voir la décoration des dedans de cette Eglise, dont Por-donnance , en général, grave Sc imposante, offre à Pimàgination Pimpreísion qu’ondoit ressentir à Paspect de sintérieur d'un Temple, étant bon d’observer que les guir-landes , les figures Sc les astragales des entre-piiastrës qui se voyent ici, sont sup-primées , auffi-bien que la richesse indiscrète qu on s’étoit proposé de mettre dansla voûte du dôme, à la place de laquelle, dans Pexécution, font seulement dis-tribuées des cassettes octogonales de couleur d’or, enrichies de rosasses, Sc au-dessus desquelles, dans la partie supérieure de la voûte , est un grand ouvrage dePeinture à fresque , par Charles de la Fosse, qui y a représenté l’Assomption de la Vier-ge. Cette voûte est élévée sur un entablement dont les moulures font tailléesd’ornemens distribués avec choix, Sc au-dessous duquel font alternativement pla-cées huit croisées Sc huit grands tableaux représentant des sujets pris de la vie dela Vierge, peints à Phuiie par Bon Boulogne , par Stella Sc par Antoine Coypel. Sur lefol du pavé de PEglise s’éiéve un grand Ordre de pilastres Corinthiens accouplés& de trois pieds Sc demi de diamètre. Cet Ordre est exécuté avec pureté, les fûtsdes pilastres font canelés, les chapiteaux d’un travail recherché, Sc l’entablementprofilé avec une élégance rélative à la légéreté de P Ordre ; mais ce qui fait beau-coup de tort à cette ordonnance, c’est la distribution vicieuse des modillons, dontles axes ne répondent point à plomb de ceux des pilastres, ni des arcades qui dé-corent cette rotonde. On remarque encore ici un autre défaut qui ssest pas moinscondamnable, c’est la différence qui se trouve entre saxe des trumeaux de Pétagesupérieur Sc celui de Paccouplement des pilastres de deílous ; de maniéré qu’il n'estpas concevable comment cette inadvertance peut se rencontrer dans une compo-sition qui Tailleurs annonce une connoissance suffisante des régies de la bonneArchitecture.
L’arcade marquée B, fermée d une grille, fait voir Pouverture du chœur desReligieuses, en face duquel, dans une autre arcade, est placé le Maître-Au-tel ( voyez le plan , Planche Premiere ) lequel est de menuiserie , feinte de marbrede couleur variée , Sc orné d’un tableau représentant la Nativité , peint par Flouasse.Vis-à-vis de la porte du porche , est une arcade feinte dans laquelle on voit untableau assez estimé de Noël Coypel, représentant un Crucifix & la Vierge à ses pieds ,placé au lieu de la colonne marquée C. Enfin au-deffiis de la porte d’entrée 9enfermée dans une quatrième arcade feinte , se voit, vers D , un morceau de pein-ture à fresque, par Antoine Coypel , d’une exécution fort intéressante.
Dans P entre-pilastre E est placée une Chapelle dont le tableau de P Autel est peintpar La Fcjse , Sc dans celui F est la tribune au rez-de-chaussée,dont nous avons parié,page 140 de ce Chapitre. Au-deffiis font placées des tribunes au-devant desquel-les font des balustrades , Sc dont P Architecture, qui est astez reguliere, ainsi que ladistribution des pilastres, nous a donné occasion d’applaudir à la plus grande par-tie de Pintérieur de ce monument.
La coupe G donne le developpement du porche dont nous avons parlé , & Pelé—vation A la décoration qu’on s’étoit proposé d’ériger au pourtour de la cour quidonne entrée à ce monument.