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ARCHITECTURE FRANÇOISE,Liv. V.
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CHAPITRE XXVII L
~)escription de T ancien Hôtel de Monbason , aujourd’hui la Maison de M.Richard , Receveur General des Finances „
C E T Hôtel fut bâti, vers 1718 , furies desseins de M. de Laffurance (a) ,pour Maî/bn deDame Louife-Julie de La Tour d’Auvergne ^ Veuve de François-Armand de iiohan ,
Prince de Monbason. Après la mort de cette Dame, fes héritiers le vendirent,en 175 1 y à M. Richard , Receveur Général des Finances , qui y a fait íaire de»puis quelques embeliissemens, íiir les deííèins de M. Tannevot (F ), Architecte.
Plan du r-ez-de-chaujsée. Planche Premiere.
De tous les bâtimens particuliers dont nous avons parlé r jufquk présent dansce Recueil, celui-ci est le moins considérable, n’ayant qu’un seul étage au rez-de-chaussée Sc une mansarde au-deílùs. Le principal corps-de-logis est double , Scest situé entre cour Sc jardin. Sa distribution est assez bien entendue, pour êtrecomprise dans un terrain de 12 toises 4 pieds dans œuvre, Sc compose un bel ap-partement de parade, une salle à manger, une chambre particulière Sc des gar-derobes , au-deflus defquelles font des entresols, ayant leur degagement pari’ef-calier qui monte aux mansardes, Sc contenant des logemens d’une assez grandeétendue. La plupart de ces garderobes font éclairées par une petite cour qui ssesttolérable ici que par le peu d’élévation du bâtiment Sc par la nécessité d’éviterles faux jours de ces fortes de pieees , lorfqu’on peut leur en donner de plus conve-nables Sc leur procurer un air plus faiubre.Nous avons discuté précédemment s’ii étoità propos de suivre l’opinion dans laquelle font la plupart de nos Architectes defaire usage de ces cours, ou s’il valoit mieux les supprimer. (Voyez ce que nousavons dit à ce sujet Tome Premier , page 222, & dans celui-ci en parlant del’Hôtel de Louvois, de la maison de M. Crozat, Scc. )
Vers Pendroit marqué A, on a pratiqué nouvellement, h or 8 œuvre , une Cha-pelle qui manquoit à cette maison ; mais cette commodité intérieure nuit à ladécoration des déhors, Sc paroît auffi ridiculement placée que contraire à la bien-séance.
Le corps-de-logis fur la rue contient les cuisines, les remises Sc les écuries.
Pour augmenter ces dernieres, à la place de FOffice Sc de la salle du Commun,qui fe voyent ici, on a pratiqué une écurie pour huit chevaux, Sc on à placé les Of-fices en entresols au-dessus de la cuisine. (Voyez les élévations de ces bâtimensdu côté de la rue , Figure II de la Planche IV. )
La forme de la cour, en général, feroit un mauvais exemple à imiter. La por-tion circulaire du côté de P entrée est désagréable , fans grâce & de beaucoup tropsaillante ; de forte que la partie rectiligne de cette cour , qui est barlongue au lieud’être oblongue, présente un effet contraire à celui qu’on doit attendre de la pro-portion de ces fortes de parties extérieures. Il étoit plus convenable ou de rendreles portions circulaires plus courtes, ou d’àvancer le principal corps-de-logis furle jardin, qui ne laisse pas que d’être profond ; par ce moyen on aUroit procuréune entrée plus convenable à cette maiíbn. Nous observerons néanmoins que cequi a peut-être empêché de prendre ce dernier parti, c’est que la plus grandepartie des Hôtels du Fauxbourg Saint Honoré de ce côté a été bâtie fur lemême alignement Sc presque dans la même année ; de forte que l’on ne pouvoit
(û) Voyez ce que nous avons dit de cet Architecte, (/■) Voyez ce que nous avons dit de cet Architecte au
T. L psge 23 2. Note (a). commencement de ce Volume , page 22.