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144 ARCHITECTURE FRANÇOI S E, L i v. V.
Maîson de g u ^ res remédier à la forme vicieuse de la cour qu’en racourcisiant les portions cîr*m. rì- culasses, comme mous venons de le remarquer , mais alors les logemens subalter-nes seroient devenus trop peu considérables. Il paroît donc qu’il étoit de toute néces-sité pour conserver Palignement des façades du côté des jardins des Hôtels de cequartier, 8c pour donner une proportion satisfaisante à la cour dont nous parlons,de pratiquer unp aile de bâtiment dans l'un de ses côtés, qui en lui ayant donnémoins de diamètre, Pauroit rendu dame proportion plus convenable, auroit for-mé des logemens en plus grande quantité 8c procuré la commodité d’une cour àfumier, ainsi qu’on peut le remarquer dans le plan au rez-de-chaussée de la mas-son qui fait l’objet du Chapitre suivant.
Elévation du coté de la cour. Planche ÎL
La décoration extérieure de ce bâtiment est de Peípece de celles dontilseroítà désirer qu on ignorât le nom de l’Architecte, son ordonnance étant absolumentcontraire aux loix du bon goût & aux principes de la bonne Architecture. En ef-fet tout est vicieux dans cette façade , la hauteur de i’étage est trop considéra-ble, il est mal terminé par une mansarde , i’âvant-corps du milieu paroît ici pra-tiqué fans aucune nécessité que celle de diviser l’étendue de ce bâtiment 8c decomposer de petites parties toujours condamnables dans un édifice. Le milieu des pa-villons est masqué par un trumeau > les croisées font fans proportion, les ornemens 'fans choix. Enfin les pilastres Attiques d’une grandeur coloíïâle, qui se voyent icicontre toutes les régies de l’Art, ainsi que Pentabiement interrompu , présentent- ce que s Architecture a de plus condamnable, & annoncent visiblement le dé-règlement de l’imagination de ceux qui ont été chargés de P exécution de ce bâ-timent : car certainement il n’est pas possible qu un Architecte , dont nous avonsvû précédemment des édifices qui n’étoient pas fans mérite , ait présidé à la conduitede celui dont nous parlons , 8c c’est la source involontaire de la plupart des déíàgré-mens de notre profession. On est sollicité par des personnes de considération dedonner des desseins 8c de faire des projets pour un édifice : on se rend à desinstances réitérées ; occupé d’ailieurs, on abandonne souvent le soin de sa gloi-re à des Entrepreneurs 8c à des ouvriers mal instruits , qui ne connoissant ni lesrégies de P Art, ni les principes de la convenance, défigurent des productionsbien conçues à la vérité , mais qui avoient besoin néanmoins d’être dirigées dansla fuite par P Architecte. De~ià vient fans doute la cause principale des inadver-tances que nous sommes obligés de relever souvent dans nos observations , fans au-tre intention, ainsi que nous nous en sommes expliqué plus d’une fois, que de ’combattre les erreurs fans attaquer les Artistes.
Qu’on nous permette donc d’entrer dans quelque détail pour faire appercevoirles licences qu’on remarque ici, 8c qu’il est toujours important d’éviter dans quel-que occasion que ce puisse être. De cette eípece estParcade feinte du milieu , quia amené nécessairement l’avant-corps, occasionné les pilastres, 8c qui, par unefuite ridicule, a fait imaginer au-deílus de Parchivolte un bas relief, qui, occu-pant un grand espace, a oblige de supprimer Parchitrave A la frise de Pentabie-ment, contre tout principe de vraisemblance. Pour éviter ce désordre, il eut étémieux de continuer les mêmes croisées 8c de n admettre qu’une íèule ouverture àchaque pavillon, par Pun desqueis on auroit entré dans la premiere anticham-bre , Pautre auroit conduit au petit escalier, étant préférable dans ce plan , pourdonner plus d’espace au milieu du bâtiment, d’entrer par les extrémités des pa-villons , asm de profiter d’une plus grand surface pour la distribution des ap-partement
Nous