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Maison Je deíîus porte à faux fur le grand entrecolonnement, f autre que cet entrecoîon-
M Bbum ' nement produit l’hyver un froid considérable dans les appartemens au rez-dé-chaussée. Cet inconvénient, fans doute, a fait boucher après coup la communica-tion du vestibule au fallon, pour empêcher la pénétration de f air extérieur dansles dedans. C’est pourquoi ces grands entrecolonnemens & même les portiquesqui n’ont point de fermeture -, doivent être réservés pour les Temples, ou pour lesmaisons de plaisance, qu on n’habite que dans la belle saison, Sc non pour cellesqui íbnt élévées dans les Capitales, ainsi qu’on en use inconsidérément dans uneinfinité de bâtímens à Paris-, qui font autant d’exemples à éviter à cet égard. Telsfont PHôtel de Clermont, le Palais Bourbon , PHôtel d’Humieres, PHôtei deTorcy, PHôtel du Président Lambert, dans Piste, PHôtel de Soubise, la Maisonde M. Sonning, celle de M. de Thiers, PHôtel de Noailles, la Maison du Pré-sident Chevalier, PHôtel d’Evreux, ôcc. où ce défaut fe rencontre avec plus ou-moins d’incommodité, selon que les appartemens de Maître font plus ou moinsproches de ces vestibules.
Les colonnes Sc les pilastres de cet avant-corps font Doriques Sc couronnés d’unentablement architrave ; genre de licence que nous avons blâmé plus d’une fois ,Sc qui à peine est tolérabie dans une maison particulière, Sc même les colonnesne devroient jamais entrer pour quelque chose dans leur décoration, p racequêtant alors obligé de leur donner un trop petit diamètre , elles annoncentune Architecture trop chétive. Au-dessus de cet entre-colonnement s’élè-ve un corps d’Architecture qui monte de fond , Sc qui par ce moyen enclave d’unemaniéré assez ingénieuse les colonnes &les pilastres du rez-de-chaussée. Cependant,comme nous Pavons remarqué, le massif que produisent les piédroits de la croi-sée du premier étage fur le vuide de dessous, est toujours un vice très-condamna-bie qui devroit déterminer à supprimer totalement les péristiles, lorfqu’on nepratique pas derriere les colonnes un mur de face au rez-de-chaussée qui paroissesoutenir celui du premier étage , ainsi qu’on Pa observé dans la plupart de nos bâ-timens les plus généralement approuvés. La partie supérieure de cet avant-corpsest terminée par un fronton, sous la corniche horizontale duquel font placées,assez mal à propos, des consoles qui semblent avoir mis P Architecte dans la né-cessité de supprimer l’astragale, ce qui diminue trop sensiblement la hauteur de lacorniche déja affoibiie par la suppression inévitable de fa simaise supérieure, Sc quipour cela avoít besoin d’etre fortifiée Sc nourrie par ce membre d’Architecturedont la discontinuité d’aiileurs est toujours un défaut contre les régies du goûtSc les principes de l’Art.
Les autres parties de la décoration de cette façade font d’une aíìèz bonne Ar-chitecture ; fa simplicité est louable Sc du ressort de la convenance d’une maisonparticulière, Sc si l’on eut donné plus de largeur au corps de refend qui termineles extrémités des avant-corps, il n’y a point de doute que cette ordonnanceferoit très-bonne à mettre en pratique dans une infinité d’occasions.
Lélévation, marquée Figure II. conserve la même simplicité des arriere-corps dela façade precedente, mais P avant-corps du milieu non-feulement est trop large parrapport à fa hauteur & rélativement à la longueur du bâtiment , mais austì esttenu trop simple comparé avec celui de la cour. Nous Pavons déja remarqué, lesélévations du côté des jardins doivent avoir quelque chose de plus élégant; pourcette raison il auroit fallu faire usage des colonnes de la façade du côté de la courpour porter le balcon qui fe voit ici, & qui paroît mal soutenu par des consoles ,dont on ne fçauroít trop blâmer Pabus. Nous observerons cependant que , commenous ne pouvons en général approuver les Ordres dans un petit bâtiment , au
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