ARCHITECTURE F R A N Ç O I S E, L r v. V.
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parler dans le Chapitre précédent , celles dè M. d’Argenson, de M. de Jâfrvïí, JJ a ^° o a u Jde M. de Moras, i’Hotel de Vau vrai, la Maison de M. du Noyer, celle de M. Man-fard, celle de Madame de VarangeVílle, f Hôtel du Eudes, de Villeroi, i’Hô-tei Lambert, Fauxbourg 8. Germain, celui de Choiíeuii, Sec. tous bâtimenscompris dans les Volumes précédens Sc dans celui-ci Sc considérés comme par-ticuliers (c ), il fera facile, aidé des observations qui lés précédent, de prendrecfaprès ces differens exemples, une route íure qui portera peut-être à imiter ceque nous y avons approuvé Sc à rejetter ce que nous y avons remarqué de vicieux.
Je le répété, cette comparaison est indispensable Sc plus instructive que ne lepourroient être les distertations les plus détaillées , Sc dans lesquelles il n’est paspossible d’évíter des répétitions souvent ennuyeuses au Lecteur , parce que nous avonspresque toujours les mêmes licences à relever ou les mêmes beautés à applaudir.Cestpour cette raison que nous nous sommes dispensés d’entrer ici dans une analysetrop étendue du plan de cette maison. Nous remarquerons feulement qu il auroitété à souhaiter que le vestibule eut communiqué avec le sallon, au lieu de la ni-che qu’on y a pratiquée, que l’escalier eut été placé à droite, Sc qu’on se fût ar-rangé de manîere qu’on eut pû se priver de la petite cour, qui relativement àla hauteur du bâtiment, devient trop sombre, Sc occasionne de l’humidité aux pla-ces adjacentes.
Après avoir observé ce qui seroit à désirer dans ce plan, nous remarqueronsl’heureuse proportion de la cour, la correction de fa tour creuse, la maniéré in-génieuse du porche, la commodité de la baíïè-cour, Sc ensin l’agrément essentielde pouvoir servir à couvert des cuisines dans les appartemens. Aucun de cesavantages ne se rencontre dans f Hôtel précédent, quoiqu’il ait été bâti originai-rement pour une personne de la premiere considération.
Nous avons dit plus haut que l'on travaiiloit à l’embellissement des apparte-înens de cette maison, nous remarquerons, à propos de ces embeilissemens, queTon y a fait quelques changemens dans la distribution, mais comme nous les avonsrectifiés pour la plus grande partie dans ce plan, on n’en peut faire la comparaison<jue dans les premieres éditions des Planches gravées de ce Recueil, que M. Ma-riette avoit commencé il y a près de 20 années.
Nous ne donnons point ici le plan du premier étage , qui précédemmentétoit peu de chose, Sc qui devient aujourd’hui beaucoup plus intéressant par ladécoration des lambris Sc par la richesse des meubles qu on prépare pour ces nou-veaux appartemens ; mais comme fa distribution est à peu près la même que celledu rez-de-chaussée, Sc que la grandeur de la coupe, Planche Troisième , n’expri-meroit qu’imparfaitement les détails des ornemens de ces lambris, nous nous con-tentons de les annoncer, íàns en donner les développemens.
Elévations du côté de ìa cour & du côté du jardin. Planche IL
La Figure Premiere donne i’élévation du côté de iâ cour avec la coupe dè í’aìlequi régné contre un de sès murs mitoyens. Dans le milieu de cette élévation, aurez-de-chaussée , se voit un avant-corps , décoré de colonnes Sc de pilastres, quïprocure une grande ouverture au vestibule. Nous remarquerons que ce genre dedécoration entraîne après foi deux défauts eííèntiels, i’un que 1 Architecture de
âpres
(c) II faut consulter la Table des Chapitres, placée à latête de chaque Volume, pour trouver facilement ces diffe-rens bâtimens répandus dans le corps de l’Ouvrage. II enfaut uses de même pour comparer tous les édifices érigés àfuíage de la Société Civile,'pesxc Futilité, pour h fureté Sc la.
que
nécessité, & enfin ceuxqui font construits pour la magni-ficence, suivant îes divisions que nous avons indiquées dansle nouveau programme qui annonça cetOuvrage auPublic»lorsque nous nous chargeâmes des dissertations Sc de laConduite de cette vaste entreprise.