154 ARCHITECTURE FRANÇOISE, L iv. V.
Plan da rez-de-chaujsée & da premier étage. Planche II.
lurtï. 1 de R a Figure Premiere donne la distribution intérieure du principal corps-de-lo-gis au reZ-de-chauíîee. Les chambres à coucher n’ayant pas eu originairement degarderobes, il paròît qu’ôn en a ajouté dans la fuite à la faveur du nouveau murde face AB pris fur le jardin, duquel on auroit du profiter pour procurer à cesgarderobes un dégagement extérieur. Faute de ce dégagement, on est obligé detraverser tóut le corps-de-logis pour y arriver, ou du moins de paífer par la salleà manger , ce qui produit un désagrément considérable dans le service intérieurde la maison &nuit à là commodité personnelle des Maîtres. Àu reste les piecesqui composent ce plan sont d’une forme convenable, bien disposées, décorées avecgoût A dune hauteur assez rélative à leur diamètre ; Pescalier se présente bien, il estheureusement situé, doux, commode & néanmoins sa cage occupe peu d’eípace.
La Figure deuxieme , qui offre la distribution du premier étage * est assujettie auxmêmes murs de refend que le plan précédent. Les logemens des Domestiques fontpratiqués dans les combles > 8c l'on y monte par les escaliers dérobés que l’on re-marque ici. On voit auss dans ce plan le nouveau mur de face AB , dont nousvenons de parler plus haut , 8c qui procure à cet étage les garderobes nécessai-res aux pieces de Maîtres qui y font distribuées. Ce nouveau mur de face,quin'est assujetti à aucune simétrie, nuit fort peu à la décoration extérieure, cettederniere façade étant flanquée d’un bosquet, entouré de massifs de bois qui mas-quent son ordonnance. ( Voyez le plan général, Planche Premiere. )
Elévations du côté ds la cour & du côté du jardin . Planche IIL
Cette Planche contient les deux élévations les plus intéressantes du principalcorps-de-logis, l’une du côté de la cour , l'autre du côté du parterre. En généralla décoration de ce bâtiment est assez simple ; mais il faut convenir que la subdi-vision des parties est rélative au tout 8c que les profils font d’un très-bon choix Scanalogues à l’un 8c à l’autre. Cet accord ne fe rencontre dans un édifice que lors-qu il est élevé par un homme d’expérience qui sçait tirer avantage de tout, mêmedans les bâtimens les moins susceptibles en apparence d’élégance, de goût 8c d’in-Vention. Il est même bon d’observer que la simplicité dont nous parlons ici étoitnécessaire, puisque dans son origine cet Hôtel avoit été bâti comme maison par-ticulière, laquelle, en cette considération, ne devoir pas se ressentir de i’étalagedes ornemens, ni de P appareil des Ordres d’Architecture, qui doivent absolumentêtre réservés pour les Palais des Rois, les édifices sacrés, les Places publiques ,8cc. C’est même un abus, ainsi que nous l’avons remarqué ailleurs, de faire usa-ge des Ordres dans les bâtimens de peu d’importance, parce qu’ils ne produisentle plus souvent que de petites parties, contraires à l’eíprit de convenance qu’unArchitecte doit observer avec soin dans toutes ses productions.
La Figure Premiere donne i’élévation du côté de la cour, qui est décorée d’unavant-corps peut-être un peu trop svelte , mais dont la simplicité a de quoi plaire.Les croisées des arriere-corps font d’une bonne proportion, leur forme grave 8crégulière fait un bon efíèt, 8c devroit toûjours être imitée dans les bâtimens del’efpece de celui dont nous parlons.
La Figure deuxieme offie Pélévation du côté du parterre ; son exposition l’afait traiter avec un peu moins de simplicité, l’avant-corps du milieu étant couron-né d’un fronton 8c orné d’un bas-relief dans son timpan. Cet avant-corps est moinssvelte que celui du côté de la cour, 8c par-là il acquiert une dimension plus convena-