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3 (1754) La description des principaux Edifices des Quartiers Saint Denis, Montmartre, du Palais Royal & Saint Honoré
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Hôtel

d’Eyreux.

158 ARCHITECTURE FRA NÇOISE, Liv. V.

escalier dont nous avons parié, ceux qui font exprimés dans ces plans ne s’annon-çant pas avec une forte de distinction Sc ne pouvant servir que d’efcaliers de dé-gagement , pour répondre à la magnificence d’une aussi belle maison.

Elévations du coté de la rue , du côté de la cour > Ù* dune des faces latérales .

Planche II.

La Figure I. donne la distribution du plan du premier étage dont nous venonsde parier, Sc ne diffère de Inexécution que dans la suppression de Pefcalier A, trans-porté enB, & dans le mur de refend C, à la place duquel on a pratiqué une for-te cloison de charpente , Pancien mur portant à faux fur le plancher soutenupar les colonnes de la chambre de parade du rez -de-chaussée. Le reste est abso-lument le même, mais , comme nous Pavons déja remarqué, il n’a jamais été ha*bité , ssayant été jusqu ici ni carrelé, ni parqueté.

La Figure deuxieme présente l’élévation de la porte d’entrée de cet Hôtel,dont le plan est retourné d’équerre à Paxe du bâtiment, malgré Pobiiquité de larue où elle est située. ( Voyez le plan de cette porte, Planche Premiere. ) Sa dé-coration consiste dans un Ordre de colonnes Ioniques, isolées Sc accouplées, éle-vées fur un socle Sc portant un entablement partie horifontai Sc partie en pleinceintre. La porte est bombée Sc ornée dstin bandeau, lequel est couronné d’unplinthe recevant les armes de feu M. le Comte d’Evreux avec leurs supports, à laplace defquelies feront inceíïamment substituées celles de Madame la Marquisede Pompadour, qui ne diffèrent guéres que dans une partie du blason. Nous ne di-rons rien de l’ordonnance de cette porte , nous avons remarqué ailleurs Peffèt queproduisent les corniches circulaires dans P Architecture. ( Voyez ce que nous avonsdit concernant les frontons de ce genre dans P lntroduéìion , page 104., Figuredouzième. )

La Figure troisième fait voir l’élévatìon du principal corps - de - logis dù côtéde la cour. Il 'Cotnprend, comme nous Pavons déja remarqué , un rez de-chaussée,un premier étage & une mansarde. Cette élévation est flanquée à ses extrémitéspar deux pavillons Sc décorée dans son milieu par un avant-corps dont le folest orné de quatre colonnes d'Ordre Dorique fans aucune íujettion, Pentablementqui les couronne n ayant ni triglifes, ni mutuies. Au-deííùs s’élèvent quatre pi*lastres d’Ordre Corinthien qui soutiennent un entablement terminé par un fron-ton triangulaire. ( Voyez ce que nous avons dit dans le Chapitre XXIX de ceVolume, concernant les murs de face élévés fur des entre coionnemens. )

Les arriéré-corps de cette élévation font percés chacun de quatre croisées àchaque étage : celles du rez-de-chaustee font bombées, celles de deíîùs , à plate-bande , Sc dans les mansardes font autant de lucarnes terminées en ceintre surbaisséSc peut-être un peu trop ornées pour la simplicité des arriéré-corps. Les croiséessupérieures des pavillons font en plein ceintre, fans doute pour leur conserverquelque analogie avec celles de Pavant-corps du milieu de cette façade. En géné-ral , on peut observer que les profils de ce bâtiment font astez peu analogues àPexpreflîon des Ordres , Sc qu’ils font incorrects Sc fans fermeté ; caractère quileur auroit été cependant nécessaire, la cour Sc les jardins qui Penvironnent étantspacieux Sc fort aérés.

La Figure quatrième offre une des faces latérales de ce bâtiment donnant furle jardin fleuriste , Sc dans laquelle est exprimé le retour de P aile A , donnant furun bosquet, Sc qui dégage Pappartement du rez-de-chauíîee dont nous avons par-lé en expliquant la Planche I. Toutes les croisées de cette façade font en pleinceintre Sc entourées de bandeaux, les lucarnes font à plate-bande ; au-deííùs ds