ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. V. ïyp
Paîle A, on voie le retour d’un des pavillons dont nous avons auílì parlé à l’oc-casion de la Planche précédente.
Elévation da côté des jardins ò“ Coupe Jùr la longueur du bâtiment ;
Planche III.
La Figuré Premiere Fait voir la coupe du principal corps-de-logis , un desmurs collatéraux de la cour, Sc la coupe de la principale porte d’entrée, prisesdans la Planche Premiere fur la ligne AB. La coupe marquée À , offre en petitla décoration intérieure des appartemens du rez-de-chauíïee, la hauteur de sesPlanchers, celle du premier étage Sc celle des mansardes. On voit ici des lam-bris dans le premier étage, mais ce iseít qu’un projet, ayant remarqué précédem-ment que cette partie intérieure du bâtiment n’ëtoit pas achevée. A l’égardde ceux qui fè remarquent dans le sallon du rez-de-chauíîee, donnant íur le jar-din & dans le vestibule íur la cour > ils font exécutés, mais annoncés astèz im-parfaitement dans cette Planche , principalement ceux du sallon, qui sur le lieua toujours paífé pour une piece décorée magnifiquement, mais que la petitesse dePéchelle Sc la négligence du Graveur a exprimée d’une maniéré fort indécise.La décoration du vestibule est mieux rendue, étant plus simple ; mais, comme nousPavons dé j a observé , ce côté sera supprimé dans la fuite pour laiíler voir le grandescalier qu on se propose de construire à neuf, ainsi que nous en avons dé j a aver-ti. Aux deux murs de face de cette coupe on voit, du côté du jardin, les co-lonnes Corinthiennes élévëes fur des pilastres Ioniques, Sc du côté de la courPOrdre de pilastres Corinthiens au-deíïùs des colonnes Doriques dont nous avonsparlé. On peut voir dans ce dernier le porte à faux que procurent les murs deface du premier étage fur Pentre-colonnement de destous ; genre de décorationassez contraire à la solidité réelle Sc apparente, une des parties essentielles deP Art de bâtir.
On voit en B ie retour d’un des deux pavillons du côté de la cour, dans Pin-térieur desquels avoient été pratiqués jusqu à présent les deux escaliers de cet Hô-tel. La façade marquée C, est une décoration qui revêtit Pun des murs qui dé-terminent la largeur de la cour. (Voyez le plan, Planche Premiere.) Elie esttoute ici pour la magnificence , n’ayant dans fa longueur qu’une porte réellequi simétrise avec celle qui lui est opposée. L’une Sc Pautre donnent entrée auxbasse-cours. Cette décoration consiste dans des arcades feintes en plein ceintredont les piédroits Sc les claveaux font ornés de refends, couronnés d’un plinthe,Sc terminés par une balustrade qui donne à cette cour un air de magnificencequi réussit très-bien. Ces ornemens, joints à fa grandeur, annoncent d’une ma-niéré noble Sc imposante la résidence d’une personne de la premiere considé-ration.
La Lettre D fait voir la coupe Sc le profil de la principale porte d’entrée decet Hôtel, dans P épaisseur de laquelle on a pratiqué d’un côté le logement duSuisse Sc de Pautre celui du Concierge. La lettre E exprime le retour à an-gle droit du côté de la rue, que l’on a préféré ici aux tours creuses dont onfait usage ordinairement dans la plupart de nos grands édifices. Cette premieremaniéré nous paroît plus régulière, principalement lorsque le mur de clôturen’est pas perpendiculaire au bâtiment. (Voyez le plan, Planche Premiere.)
La Figure deuxieme représente enfin la façade du côté du jardin.Elle est composéed’un âvant-corps , de deux arriere-corps, de deux pavillons, de deux arriere-pavillons Sc de deux ailes, faisant en total quarante toises un pied de longueur,Sc qui donnant fur de beaux jardins Sc ayant pour spectacle ie coup d’œst des