I
ARCHITECTURE FRANÇOISE, Liv. VI,
81
à des Artistes, &c. On entre par ce pavillon, & de plain-pied à cet étage, dans la Mais desgrande galerie des plans, marquée Q, dont nous avons donné la description dans Tudenes ‘ce Volume, page 19, ( note r) &: qui, comme nous lavons remarqué, avoit étéconstruite originairement pour servir de communication de ce Palais à celui duLouvre. ( Voyez la décoration extérieure de cette galerie, planche XXVI.
De la salle des Cent Suisses, marquée A, l'on est obligé de descendre les deuxrampes du grand escalier , pour arriver du palier commun R dans là ChapelleS : celle - ci n’a pas été finie ; on y remarque seulement. une tribune pour leRoi au-dessus de la porte d’entrée -, ôc dans le fond, fur la Sacristie placée der-,riere F Autel, une autre tribune pour la musique. L’endroit marqué T est la salledes machines, celui V est le Théâtre de cette salle, dont nous avons déja parlé endécrivant le rez-de-chaussée.
Le gros pavillon X, comme nous savons dit aussi, est occupé, de même quecelui P, par différentes personnes de considération. Ni l’un ni l’autre ne fait par-tie des grands appartemens. D’ailleurs les escaliers qui donnent entrée aux appar-temens de ces pavillons font mal éclairés ; les pieces qui les composent sont laplupart sans symétrie Le sans commodité, du moins par comparaison avec notredistribution actuelle* aussi faut - il regarder ce Palais comme un Edifice déjaancien à cet égard , Le de ressouvenir dans les siécles préce'dens, le plusgrand nombre de nos Maisons Royales nétoit pas ^ K M nr n „p p r p<; Ç com-mode que celles de nos riches particuliers le font aujourd’hui. En effet, si sonconsidéré sétendue de cet Edifice, on est surpris de trouver à peine dans fa dis-tribution dequoi faire huit appartemens complets ; encore riy a - 1 il guere queles quatre qui se remarquent tant au rez-de-chaussée qu’au premier étage, prati-qués du côté opposé à la salle des machines, qui soient disposés dune maniéré con-venable à la grandeur de ce Bâtiment. Cependant, l’immensité de ce Palais, fasituation, les peintures qu’il renferme dans son intérieur, certaines parties de ladécoration de ses façades, la magnificence de ses Jardins, la réputation qu’il s’est:acquise par la résidence des Têtes Couronnées qui y ont fait leur séjour, tant deconsidérations nous ont déterminé à donner ici la distribution de cette MaisonRoyale, plutôt à la vérité pour satisfaire la curiosité des amateurs en général, quepour en conseiller simitation aux Artistes.
CHAPITRE X X.
De la décoration extérieure des façades du Palais des Tuileries,
Planche XXIV.
E Palais élevé fous divers regnes, & bâti fur les desseins de différons Ar-j chitectes, se ressent dans íà décoration extérieure des changemens que l’Ar-chitecture a soufferts en France depuis le quinzième siecle. D’ailleurs l’irrésolutiondes Maîtres de 1 Art fur les principes de la bonne Architecture, la vanité qu’ona de croire que 1 on vaut mieux que ceux qui nous ont précédés, l’éloignementqu’on a de suivre les sentimens d’autrui, & la fureur dont on est dévoré de créer duneuf ou il ne s agit que «Limitation, font presque toujours la cause du défautdunité qui se remarque dans la plupart de nos Edifices d’importance , aufquelsson s’est trouvé obligé dans la fuite de faire des augmentations ou des restaura-tions considérables.
Tome IF. X
f