DECRITES PAR LE D r RAMBUR.
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12. Perla baetica Rambur.
Des environs de Malaga . Deux femelles que je ne puis séparer dela P. cephalotes Curtis. M. Ed. Pictet a aussi décrit et figuré cetteespèce, d’après un individu femelle de San Ildefonso ou La Granja.
Ayant comparé les descriptions des deux auteurs, je trouvai que,quoique conçues en termes un peu différents, elles sont assezconformes. Seulement M. Pictet fait mention de deux détails dontle D r Rambur ne parle pas, quoique ses spécimens les possèdent.Ce sont : 1° que la plaque vulvaire est avancée en pointe arrondie ;2° qu’il y a deux nervules transversales (sa figure 1 n’en a qu’une)dans la quatrième cellule discoïdale des ailes inférieures.
Or, ce sont là précisément des détails qui caractérisent laP. cephalotes.
Mais, comme il dit aussi que la baetica , quoique assez voisinede la cephalotes, en diffère par son prothorax qui est antérieure-ment aussi large que la tête et par la réticulation plus claire desailes, il était toutefois possible qu’il se soit trompé quant à l’identitéde son spécimen avec ceux de Rambur, qu’il n’avait pas vus.
Ayant eu heureusement l’occasion d’examiner le type, j’ai puconstater : 1° qu’il est identique avec ceux de Rambur; 2° que leprothorax est antérieureument aussi large que la tête, moins lamoitié du diamètre des yeux (la figure est à peu près correcte);3° que la plaque vulvaire du 8 me segment ventral est avancée enune pointe arrondie qui couvre les deux tiers du 9 me , mais nes’étend point jusqu’au delà du 10 m % comme la figure 3 semble l’in-diquer; 4° que la réticulation des ailes n’est pas plus claire quecelle de plusieurs spécimens de la P. cephalotes.
L’examen d’un assez grand nombre d’exemplaires de la P. cepha-lotes de divers pays m’a appris que le prothorax de cette espèce, quiest très rétréci postérieurement, varie un peu de largeur antérieu-rement, étant au moins aussi large que la tête moins le diamètredes yeux et égalant au plus celle de la tête moins un tiers de ce dia-mètre, et que la couleur de la réticulation varie d’un jaune roussâtre
est très correcte). Or, ayant trouvé cette même pièce chez plusieurs femelles de laP. marginata et ayant en même temps observé que c’étaient presque toujours desindividus au 9 me segment desquels adhéraient quelques œufs et qui, par conséquent,avaient été tués pendant la ponte, l’idée me vint que cette pièce est ordinairementcachée et ne se montre que pendant l’acte de la ponte, ])our lequel elle a probable-ment une fonction quelconque à remplir. Afin de savoir ce qu’il en est, j’ai disséquédeux femelles de la P. marginata qui n’avaient pas cette pièce et dont le bord du8 me segment ventral était exactement appliqué au 9 me , et j’ai mis à découvert le côtéintérieur de ce segment. Et en effet, j’ai vu, que j’avais deviné juste, car j’ai trouvécette pièce pliée en dedans et cachée sous le segment.
Comme, du reste, les parties anales des deux sexes ne diffèrent en rien de cellesde la P. marginata, je crois que la P. Hagenii aussi n’est qu’une variété ou une raceméridionale de cette espèce.