liaire à tous les seigneurs qui ont sollicité chezeux le droit de bourgeoisie; la morgue patriciennen’est pas la seule ni la plus ridicule.
Après avoir vu se succéder l'aristocratie deschâteaux, l’aristocratie des camps, nous sommesmenacés d’en subir une nouvelle, qui peut-êtrenous fera regretter celles qui l’ont précédée; jeveux parler de l’aristocratie des comptoirs. Celle-ci a, aussi, ses titres écrits sur des lettres dechange, ses préjugés de caste et ses prôneurs quine sont pas toujours habiles. L’esprit du siècle oùnous vivons est essentiellement positifet calcula-teur, mais, tout en affectant un grand zèle pourle progrès des lumières, il est loin de négliger lesintérêts matériels ; cela n’a rien en soi de blâmable.Cependant les gens qui se sont constitués leschampions de la classe financière et industrielleont peut-être fait preuve d’un empressement mal-entendu en prétendant tout subordonner à celledes supériorités sociales, qui se fonde sur le coffre-fort. Le commerce fait la richesse des nations; àla bonne heure, mais s’en suit-il qu’on soit rece-vable à nous présenter, comme les bienfaiteurs del’état, ces négocians qui consentent à l’enrichirtout en faisant d’excellentes affaires? Je ne voisrien , dans un pareil dévoùment, qui surpasse les