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et forcèrent à capituler. Forts des concessionsainsi arrachées, les chefs des révoltés se saisirentdu pouvoir dont ils usèrent sans ménagementcontre leurs adversaires. Entr’autres exemples derigueur, ils frappèrent d’une amende de 6,000 écuset d’une réclusion de trois ans , dans sa maison,la femme d’un conseiller, jeune et belle personne,pour avoir réuni chez elle et présidé un conseildes matrones bàloises qui se mêlaient de politique.
Tout objet fabriqué hors de la ville, au détri-ment des maîtres-ouvriers, est prohibé en vertud’anciens statuts à l’exécution desquels ceux-citiennent la main. Un négociant de ma connais-sance, membre d’une de ces corporations et tu-teur des enfans laissés par un de ses confrères, estten^, chaque année , de venir rendre ses comptesde tutelle à un comité dont son tailleur fait partie;sa femme, qui est française, a rencontré toutes lesdifficultés possibles pour faire entrer à Bâle unameublement que son père lui envoyait en cadeaude Strasbourg *.
1. Il sera question des affaires de Bâle , lorsque je parleraide l’état politique de la Suisse , à la lin du second volume.