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gens terminent pour la plupart, à i 5 ou i6ans,des études superficielles et cherchent un emploiplus lucratif de leur temps, soit dans le comptoirpaternel, soit dans quelque maison de banque oude commerce à l’étranger. Si les arts, les scienceset la littérature sont cultivés à Bâle , c’est par ex-ception et comme à la dérobée. Les seuls plaisirsqu’on y connaisse sont les diners et puis encore lesséjours annuels aux eaux de Bade et de Schin-zenach.
Avec les vieilles mœurs, Bâle a conservé beau-coup des vieilles institutions. Les lois somptuaires,par exemple, y sont toujoui’s en vigueur, et lesBâloises qui ont des diamans, ne les peuvent por-ter qu’aux eaux. Parmi toutes ces femmes de mil-lionnaires, il n'en est aucune qui ose avoi^uncachemire !!! Les maîtrises et jurandes se sontmaintenues, et les corporations d’artisans, inves-ties de droits politiques, exercent une influenceréelle; le gouvernement et la classe des bourgeoisriches sont obligés de les ménager et de se sou-mettre à leurs exigences.
En 1690, les artisans et le peuple, mécontensde la tendance aristocratique du gouvernement,assiégèrent l’hôtel-de-ville et y tinrent bloqués lesmembres du conseil qu’ils prirent par la famine