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Premier volume.
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multitude infinie de petits flots qui brillaientcomme des lames d’argent poli et venaient mourirsur le sable du rivage.

On traverse, sur un bateau long et frêle, ceseaux encore assez agitées pour vous offrir les ap-parences d’une traversée dangereuse, sans vousen faire courir les risques. C’est du milieu duRhin que l’on voit la chute se déployer avec leplus d’avantage; c’est aussi de là qu’on en jugele mieux l’élévation (d’environ soixante pieds).Le courant vous fait dériver rapidement et ce n’estqu’avec effort que les bateliers vous ramènent, enrasant la rive, au bas du sentier qui conduit à lagalerie. Cette galerie en bois a été pratiquée préci-sément au point où se précipite la masse d’eau laplus considérable. L’observateur, de cette station,ne peut saisir l’ensemble de la cataracte qui ne seprésente à lui que de profil, mais il en est dédom-magé partout ce qu’un pareil spectacle, vu de trèsprès, peut offrir de frappant dans ses détails.Brisées et refoulées par les anfractuosités du roc,les eaux s’échappent en gerbes dont les teintesazurées ou verdâtres tranchent sur la blancheurde l’écume; elles se croisent en tous sens, seheurtent et s’éparpillent en pluie étincelante. Desjets de vapeur s’élancent du gouffre bouillonnant,