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Premier volume.
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tourbillonnent au gré de l’air violemment agité,et sont balayées dans l’espace. Au fracas continude la cataracte se mêlent, à intervalles inégaux,de sourdes détonations , dont le contre-coupébranle cette frêle galerie, sur laquelle un ventimpétueux chasse de fréquentes bouffées d’unbrouillard qui vous inonde. L’admiration vousrend muet, le bruit vous rend sourd, et voussortez de là trempé , gelé et enchanté. C’est bienun enfer d’eau, ainsi que l’a dit heureusementByron de la chute de Terni.

11 ne resterait rien à désirer ici, sinon un en-tourage plus pittoresque ; car, à l’exception duchâteau de Lauffen qui s’élève avec ses tourellesau-dessus de la cataracte, tous les accessoires ensont de peu d’effet. Les collines formant le fonddu tableau, ainsi que celles qui bordent les rives,sont couvertes de tristes vignes ou de broussailles,et n’offrent à l’œil qu’une nature pauvre et deslignes monotones. Sur l’un de ces rochers quielèvent du milieu du fleuve leurs formes arron-dies que revêt à peine une végétation chétive, j’a-perçus un objet, qu’après un examen plus atten-tif, je reconnus n’être autre chose qu’une figurehumaine, grossièrement découpée dans uneplanche et fixée au roc. Je ne saurais dire l’im-

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