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ver dans une espèce de cabinet d’étude, garni detablettes, sur lesquelles étaient rangés d’excellenslivres, allemands, français et anglais dont plu-sieurs, je l’avoue à ma honte, ne m’étaient guèresconnus que par leurs titres. Ces livres, parmilesquels figuraient de bonnes éditions allemandesdes classiques latins, paraissaient avoir été lus etrelus, et le lecteur n’était autre que mon jeunehomme, à figure épanouie , qui, après avoir ter-miné ses études dans quelque université d’Alle-magne , n’avait pas dédaigné de revenir faire, laserviette sous le bras, les honneurs de l’aubergepaternelle. Il n’y a que cette heureuse simplicité demoeurs qui soit capable de remédier aux incon-véniens que peut entraîner une éducation tropsoignée pour un homme destiné à rester dans unesituation secondaire où des facultés développées nesont un bien qu’autant qu’une sage modérationnous aide à en régler l’usage. Chez nous, le dégoûtetle mécontentement ne tarderaient guères à s’em-parer du jeane homme qui, ayant la consciencede ses talens, se verrait réduit à végéter dans unepetite ville où il ne trouverait pas des ressourcesen rapport avec les besoins intellectuels qu’unhaut degré de culture lui aurait fait contracter etoù il ne pourrait utiliser cette surabondance de