tinguent les autres parties de la Suisse . Ici le siteest gracieux, les maisons sont riantes, et les habi-tans portent sur leurs traits une expression desérénité et de contentement tout-à-fait en harmo-nie avec le pays où ils vivent. De tous côtés jesuis frappé de cette propreté recherchée, compa-gne de l’aisance ; je ne vois ni masures ni men-dians. Les sentiers et les chemins qui côtoient lelac sont bordés de petits jardins bien clos et culti-vés avec soin ; chaque habitation a le sien ; etles fleurs n’y sont point oubliées. Des arbresployant sous le poids de leurs fruits s’alignent sui-des tapis de gazon dont la verdure veloutée reposel’œil ébloui par l’éclatantrefletdulac. Vous ne voyezrien de délabré, ni de négligé, rien ne traîneautour de ces maisons, de ces granges et de cesétables ; chaque chose est à sa place et vous sentezqu’un esprit d’ordre et de rangement préside àtoutes les actions de la vie de ces populations la-borieuses. Mais, (il y a des mais à tout), on netarde pas à s’apercevoir qu’il manque quelquechose à cette délicieuse contrée : c’est un costumenational. Celui qui y est en usage ne cadre nul-lement en effet avec la simplicité rustique et lecaractère du pays. J’ai parcouru les rives du lacdans toute leur longueur ; les habitans avaient
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