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vers sur ses genoux, le glaive de la puissance tem-porelle S’il vous faut une preuve tirée des chro-niques et des légendes, en voici une qui vient endroite ligne du bon archevêque Turpin.
Charlemagne séjournant à Zurich pour rendrela justice, fonder une église, et mettre l’ordre dansl’administration de ses domaines, avait fait poserà la porte de la maison qu’il habitait une clochetteque devaient sonner tous ceux qui avaient à solli-citer le redressement de quelques griefs. Un jourla cloche sonna; les chambellans, accourus aubruit, furent bien surpris de ne trouver personne ;la même chose eut lieu le lendemain; et l’on dé-couvrit avec non moins d’étonnement que le son-neur n’était autre qu’un serpent qui, pendu aucordon de la cloche , l’agitait de toutes ses forces.On ouvrit aussitôt à cet étrange solliciteur qui seglissa jusqu’au pied du trône de Charlemagne ; puis,après s’être dressé sur lui-inême, il siffla d’unton plaintif et sortit en retournant souvent la tête.L’empereur comprit ce jeu muet, il donna l’ordrede suivre la pauvre bête, qui rampa jusqu’à son
*1. « In diebus dominicis et festivis...'. ornatus sedebat gla-diam super genua transvcrsum tenons. y>{Vic de Charlemagne,par le prêtre Siflrid , son contemporain. )