constamment l’espoir que Jésus-Christ lui appa-rraîtrait face à face.
Les protestans le regardent comme l’un des apô-tres les plus zélés de leur croyance-, d’un autre côté,Jean Muller l’accuse d’être intolérant : reprochesingulier à faire à un réformé ! Quant à moi, jelui trouve une façon de penser un peu large , té-moin ce passage d’une de ses lettres à Mercier le
dramaturge : «.J’adore votre dieu ! le
dieu de Mercier, de Newton, de Confucius , desaint Paul, de Jésus-Christ ! » De ces cinq noms,donton remarquera l’étrange amalgame, lepremierest souligné d’une seule ligne , le second de deux ,et ainsi de suite jusqu’au cinquième qui en a cinq.Cette manière de souligner, qui admet seulementun degré de perfection de plus, sans assigner unenature différente au fondateur du christianisme,me semble peu conforme à l’orthodoxie d’un mi-nistre du saint évangile.
Le bibliothécaire vous montrera le livre depsaumes de Charlemagne , dont il a fait don auchapitre. Car ce grand empereur est venu à Zu-rich ; si vous en doutez, voyez, au-dessus du por-tail de la cathédrale qu’il a fondée, cette ligurerevêtue des ornemens impériaux : c’est la sienne ,à ce qu’on assure. Elle est assise et tient, en Ira-