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puis que conseiller, à ceux qui viendront aprèsmoi, de consacrer une journée à la délicieuse ex-cursion de Slœfa; le temps qu’on emploie de lasorte n’est rien moins que perdu, et d’ailleurson ne voyage pas en Suisse pour courir et pourarriver.
C’est sous les magnifiques ombrages d’une pro-menade habituellement solitaire, qu’on a placé,au bord des eaux cristallines de laLimmat, letombeau de Gessner. L’emplacement est heureuse-ment choisi, mais le style du monument n’y ré-pond pas ; il est lourd et sans élégance. On aime-rait mieux trouver , sous ces arbres séculaires , aumilieu de ces gazons si frais, une simple pierre,à demi-couverte de lierre et de mousse, sur laquellese lirait le nom du poète.
L’auteur delà Mort d'Abel fort goûté en France ,est placé, par les Allemands du 19" siècle, aunombre de leurs auteurs de troisième ou qua-trième ordre; ils paraissent généralement en fairepeu de cas, serait-ce , par hazard, parce qu’iln’est que naïf et simple? Quant à moi, je trouvequ’il y a toujours du mérite à être le premier,même dans un genre secondaire. La crainte quej’ai de perdre la première impression produite surmoi dans ma jeunesse par la lecture de cet auteur