belles dents, et employèrent la graisse à frotterleurs chaussures; le supplice de Waldinann, deSchumacher, de Suter, l’assassinat de Pompée dePlanta, victimes de la rage des factions ; les pros-criptions de Bâle à la fin du 17' siècle; les soulève-mens des campagnes dans ce canton et dans ceuxde Lucerne, de Berne, de Soleure , soulèvemens’provoqués par l’arrogance et la tfuéeté avec les-quelles les bourgeois des villes exerçaient un pou-voir usurpé ; les exactions et la tyrannie révoltantequi pressuraient sans relâche les baillages italienset ceux qu’administraient en commun plusieurscantons; la corruption parvenue à ce point, qu’àBerne, l’ambassadeur de France distribuait solen-nellement, au son des trompettes, l’argent despensions que le roi son maître faisait aux membresinfluens du conseil, et amoncelait, sur la placepublique de Fribourg, des tas d’écus qu’il faisaitremuer à la pelle en demandant : « si cela ne son-« nait pas mieux que les paroles vides de l’Au-« triche, etc., etc. » Je termine cette triste no-menclature , qu’il ne tiendrait qu’à moi de rendreplus longue, en observant que les discordes intes-tines qui déchiraient le pays, et la passion pourle service étranger avaient répandu, parmi les po-pulations, de telles habitudes de licence, de sang
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