Band 
Premier volume.
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parti français, le parti autrichien et espagnol ,les factions des durs et des mous se disputent lepouvoir et ensanglantent tour à tour leurs triom-phes. Le lien fédéral se relâche de plus en plus,et, au lieu de cette généreuse devise des vieillesligues Suisses : lous pour chacun et chacun pourtous , les cantons semblent avoir adopté celle-ci :chacun pour soi et Dieu pour tous. C’est dans cetétat que l’agression de la révolution française atrouvé la Suisse , et l’on sait ce qui en est advenu.

Comme il peut y avoir quelques-uns de meslecteurs auxquels l’histoire particulière de ce paysne soit pas très connue , je vais leur ouvrir les tré-sors de mon érudition d’hier, afin de prouver quece n’est point l’amour du paradoxe, ou une dis-position dénigrante qui m’a dicté les réflexions ci-dessus. Parmi les faits nombreux qui viennent àl’appui de mon opinion , je me contenterai de ci-ter l’injuste envahissement et le partage de l’Ar-govie , du pays de Vaud , l’occupation de la comtéde Neuchâtel , les atrocités commises dans le T02-genbourg par Ital Reding ; les massacres et les in-cendies qui ont, à plusieurs reprises, désolé lesrives du lac de Zurich ; les horreurs exercées encette ville sur le cadavre du bourguemailre Stussidont les bourgeois furieux déchirèrent le cœur à