quand j’appris que c’était le lieu de bains /BadortJle plus fréquenté des environs. De là, je pris unbateau pour me rendre à llapperschwyl ; l’après-dîner était superbe et ma traversée fut une déli-cieuse promenade; cette partie du lac vaut biencelle qui baigne la ville de Zurich ; elle est aussiriante; les rives sont aussi peuplées, aussi pitto-resques , mais l’effet de l’ensemble est plus gran-diose, parce que l’observateur est bien plus rap-proché des masses imposantes qu’offrent les hautesmontagnes d’Appenzel, de Glaris et de Schwytz ,auprès desquelles celles de ce canton-ci ne sontguère que des collines élevées. Les sommités quidominent le fond du lac de Zurich et celui deWallenstadt ont, en outre, un caractère abruptet sauvage qu’on n’apprécie bien que d’ici. J’abor-dai à la petite île d'Uefenan placée, ainsi qu’unbelvédère, au milieu de ce site admirable. C’est làque reposent ignorés les restes d’un personnagequi fit grand bruit dans son temps, de Ulrich deHutten , pcète lauréat, homme de guerre, con-troversiste redoutable, auteur aujourd’hui oubliédes fameuses Lettres des Hommes obscurs quieurent un succès prodigieux au iG c siècle , et con-tribuèrent à renouveler en Allemagne la littératureet la philosophie, en portant le dernier coup à la
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