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Premier volume.
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scholastique et au pédantisme aristotétique déjàébranlés par les attaques des Erasme et des Reu-chlin '. Il vint terminer ici, dans l’exil et la pau-vreté , sa vie aventureuse. C’est aussi dans l’iled’Ufenau qu’a habité, pendant quelque temps,Ilugo Foscolo, l’un des littérateurs les plus dis-tingués de l’Italie moderne, qui se vit égalementproscrit pour ses fameuses lettres de Jacobo Orlis ,dont l’apparition fut de l’autre côté des monts,un événement politique autant que littéraire. Ceslettres, écrites en 1797, sont brûlantes de passionet de patriotisme ; Foscolo s’y montre, tour à tour,amant et citoyen. Ici c’est Werther s’abandonnantau délire d’un amour malheureux, plus loin c’estle fougueux tribun Rienzi, évoquant, du haut desruines du Capitole, le génie de Rome antique etappelant à la liberté ses compatriotes dégéné-rés. On trouve bien, dans tout cela, de la décla-mation et de l’enflure, mais c’était l’inconvénientinhérent au sujet, inconvénient rendu encore plussensible par le caractère pompeux et emphatiquede la langue italienne, telle que l’ont traitée quel-

i. Litlerœ obscurorum virorum. Les critiques de la célèbreRevue d’Edimbourg les mettent à côté des Lettres Provincialeset des Lettres de Junius, tant pour le talent et la verve d'iro-nie qu’elles renferment que pour l’effet qu’elles ont produitsur les contemporains.

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